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: 14/11/07
Changement de direction : le mot du nouveau directeur
Depuis 1878, l’Institution Saint-Joseph a vu défiler de nombreux directeurs. Du Père Pierre Perrot au Père John Williams, tous furent Salésiens de Don Bosco.
La rentrée 2007 devait être marquée par la nomination du tout premier directeur laïc de l’Institution, Pascal Casanova. Mais cela n’est en rien synonyme de rupture car le présent ne peut se projeter dans l’avenir sans conserver un lien étroit avec le passé.
La Navarre a été et continuera d’être un établissement salésien.
Tout d’abord parce que le Piémontais que je suis a toujours été et demeurera très attaché à la pédagogie salésienne. De nombreux souvenirs d’enfance passés dans le pays natal de Don Bosco, onze années d’enseignement à Bon Accueil et un intérêt grandissant pour la vie et le parcours de notre fondateur, n’ont fait que renforcer mon attachement à l’œuvre fondée par ce grand prêtre turinois, modèle d’éducation auprès des jeunes.
L’histoire de notre établissement force l’admiration. Depuis le songe de Don Bosco à l’installation des premiers Pères salésiens, de l’orphelinat agricole au collège internat, près de 130 ans ont passé mais l’esprit de Don Bosco est toujours présent.
Bien plus qu’une référence, il est un point de repère lorsqu’il s’agit d’accueillir, d’aider, d’accompagner un jeune en difficulté.
Que ces difficultés soient d’ordre scolaire, mais aussi, et trop souvent hélas, d’ordre affectif ou relationnel, elles requièrent de la part des enseignants et des éducateurs une écoute et une disponibilité exceptionnelles.
Certes, les choix que nous serons amenés à faire dans les années à venir pour continuer à moderniser nos équipements notamment dans des disciplines telles que la technologie, l’EPS et l’éducation musicale, seront décisifs pour le maintien de nos effectifs. Mais l’avenir de notre établissement repose aussi sur la qualité de l’encadrement que nous proposons aux jeunes qui nous sont confiés.
Don Bosco lançait un jour à ses éducateurs : « Ne jamais heurter mais toujours aider ; construire et ne pas détruire… Le temps viendra où la bonne semence germera, fleurira et produira ses fruits ».
Si La Navarre est une terre de récoltes, son école est un lieu de semences. Le regard bienveillant que nous portons sur nos élèves, la confiance que nous leur témoignons, notre proposition de foi, sont autant de graines d’espérance qui les aideront à grandir dans le respect des différences pour avancer sur ce chemin d’humanité que l’Evangile nous invite à suivre.
Que par Lui et en Lui, chaque jeune puisse vivre ici sa propre aurore.
Pascal CASANOVA
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