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Historique rapide de la province :

nice1I. Les salésiens en France
En 1874, Don Bosco rend visite à Nice au président de la Conférence St Vincent de Paul , Ernest Michel. En accord avec l'évêque une communauté de 4 salésiens vient s'installer le 9 novembre 1875 au Patronage Saint Pierre, » et foyer pour apprentis desservi jusqu'ici par la Conférence. Rapidement, ils y développent des ateliers de cordonnier, tailleur et menuisier. Trois ans plus tard deux salésiens reprennent à Marseille une petite école des Frères, qui devient l'Oratoire Saint Léon. Plusieurs autres essais se soldent par des échecs. La première colonie agricole est créée en 1878 à La Navarre, dans une maison que Don Bosco assure avoir vue en songe.

1881 : Création de la province

Il y a maintenant assez de salésiens en France pour créer une province religieuse de France dont le premier Provincial sera Don Albera en 1881. Le premier noviciat est institué en 1883 à Marseille, dans la maison de Mme Pastré. En 1884, les salésiens reprennent à Lille l'orphelinat St Gabriel, et à Paris le Patronage St Pierre, fondé lui aussi par les Conférences St Vincent de Paul et l'abbé Pisani, qui passe la main au Père Bellamy. A cette époque, l'Algérie faisait partie de la France, et les salésiens français s'y installent en 1891. Toutes ces œuvres se développent tellement qu'une seconde province voit le jour en 1896, avec pour centre Paris et comme provincial le Père Ronchail, le provincial de Lyon étant le P. Bologne.

1901 : Exil ou clandestinité

Mais en 1901, la loi contre les Associations religieuses divise les esprits. Le Nord choisit de demander une reconnaissance, qui lui est refusée : toutes les œuvres salésiennes de la province de Paris sont confisquées et les salésiens expulsés se réfugient en Italie, en Belgique, en Angleterre ou en Suisse. La province du Midi a préféré entrer dans la clandestinité en se sécularisant et en mettant toutes les œuvres aux mains de laïcs. Mais les pouvoirs publics ne sont pas dupes, et multiplient les tracasseries. A partir de 1906, il y a en France deux provinces et un seul provincial : le P. Virion.  En tout cas, après la guerre de 1914, les choses se calment et les œuvres du midi sont sauvées. Les salésiens du Nord vont revenir progressivement, prenant de nouvelles œuvres. Le Père Dhuit qui était resté à Paris, continue le Patronage St Pierre. Les salésiens s'installent  à Paris au Patro Ste Anne de Charonne, à  Caen, Landser, Port à Binson, Lyon Fontanières, Roanne, Giel, Ressins, etc. En 1925, il y a à nouveau 2 provinciaux en France

Pendant la guerre de 39/45 la vie continue mais certaines maisons sont occupées, d'autres seront détruites, comme Caen. Le noviciat quitte La Guerche de Bretagne en 1949 pour s'installer à Dormans en Champagne. La maison de Melles en Belgique, ancien refuge de 1901, est abandonnée par les français qui prennent le collège de Bailleul dans le Nord vers 1962. L'évolution des lois scolaires avec l'état donne un souffle nouveau aux écoles. En 1962, l'Algérie devient indépendante. Les salésiens y maintienent leurs oeuvres jusqu'en 1976 où elles sont nationnalisées. Par contre, au Maroc, ils maintiennent une présence discrète.

1968 : nouveaux types de présence

Les événements de Mai 68 auront des conséquences tragiques. En 5 ans, les salésiens perdent 25% de leurs effectifs et les rentrées au noviciat tombent à une entrée par an en moyenne ; à partir de 1985, les décès sont de l'ordre d'une dizaine par an. Devant les baisses d'effectifs, les deux provinces sont fusionnées en une seule le 15 août 1999. Il n'y a presque plus de salésiens dans les écoles, mais les laïcs assurent la relève, grâce en particulier à la formation qui leur est fournie par le Centre Jean Bosco créé à Lyon en 2004.

belgique1II. Les salésiens en Belgique

A l'origine de l'œuvre salésienne en Belgique, il y a le désir exprimé par la Vierge à Don Bosco dans une vision du 7 au 8 décembre 1887. Elle lui dit textuellement : « Il est agréable à Dieu que les fils de Saint François de Sales aillent ouvrir une maison à Liège en l'honneur du Saint-Sacrement. » La maison de Liège fut en fait la dernière fondée par Don Bosco, et la première maison salésienne de Belgique ;

D'autres suivirent bientôt. A la veille de la Grande Guerre existaient les maisons de Liège (1891), Tournai (1895), Hechtel (noviciat fondé en 1896), Verviers (1900), Gand (1902), Grand-Bigard (Philosophie et théologie fondé en 1904) et Remouchamp (1907) ; plus trois maisons fermées depuis ; En 1911, six missionnaires salésiens s'installèrent à Elisabethville, au Congo Belge.

L'entre-deux guerres fut marqué par le retour en France des religieux expulsés par les lois de laïcisation, par l'accroissement du nombre de salésiens belges qui passent de 138 en 1920 à 354 en 1940, et la fondation de nouvelles maisons : Woluwé-Saint-Pierre (1925), Courtrai (1927) et l'organisation des maisons de formation. Grand-Bigard devient noviciat, la théologie est transférée à Grand-Halleux, puis à Vieux-Héverléen 1935.

L'après-guerre voit se développer les écoles professionnelles : Anvers, Saint Georges sur Meuse, Hal, Helchteren, souvent doublées d'une école secondaire. Et pendant les vacances, les salésiens animent une dizaine de plaines de jeu ou de colonies.

belgicongoLa province belge atteint 615 religieux en 1958, et se divise alors en 3 inspections : Belgique d'expression flamande, Belgique d'expression Française, et Congo Belge.

Avec la crise des années 68-75 le nombre des salésiens diminue fortement. La province d'expression flamande fusionne avec la Hollande pour donner la province Belge du Nord (BEN). Et en 2008 la province francophone fusionne avec la Province de France donnant la province Saint François de Sales (FRB)

III. Depuis 2008

La Belgique vivant le même problème de vocations, le Conseil Supérieur de la Congrégation a décidé en 2008 de regrouper France et Belgique Sud dans une province unique, sous le patronage de St François de Sales.