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Don Bosco et Maman Marguerite

François Bosco, paysan des Becchi dans le Piémont, avait épousé en seconde noce Marguerite Occhiena en 1812. A son premier fils, Antoine, s’ajoutèrent bientôt Joseph en 1813 et Jean le 16 août 1815. Une pneumonie met fin à leur bonheur en 1817, laissant Marguerite seule avec trois enfants et sa belle-mère à charge. Profondément croyante, elle prend la ferme en main. Après bien des péripéties, chacun de ses enfants réussit sa vie.


Don Bosco et Maman MargueriteJean, devenu Don Bosco, après un grave accident de santé, et des semaines de repos chez sa mère, lui demanda de tout quitter et de venir avec lui. Lorsqu’elle arriva au Valdocco, Don Bosco n’avait plus de ressources pour faire vivre la maison. Marguerite vendit champs et vignes, puis son trousseau de mariage. Enfin, son anneau de mariage et les rares bijoux qu’elle avait conservés.


A Maman Marguerite incombait le devoir de préparer l’énorme quantité de « minestra » nécessaire à tous les appétits ; à elle de préparer et distribuer les portions de dîner et de souper ; à elle d’égrener les haricots, de peler les pommes de terre et de fendre le bois. A elle de tailler et coudre les vêtements ordinaires : chemises, caleçons et chaussettes ; à elle encore de surveiller la lessive ; en un mot il fallait avoir l’œil et la main à tout.


Une « Mama » italienne
Toujours gaie et toujours aimable, elle était aimée de tous. Maman Marguerite avait son franc parler. Dans mille circonstances, en public ou en particulier, elle savait trouver l’avertissement utile et salutaire. Elle proportionnait la réprimande à l’âge, à la faute et à la condition des enfants, avec à-propos, vigueur et tendresse.


Don Bosco avait créé des revues. Il lisait ses articles à sa mère. Quand elle ne comprenait pas les mots ou les idées, elle le disait franchement. Et il modifiait son texte pour être compris de tous.
Maman Marguerite priait sans cesse. Sa piété était une union familière avec Dieu.. Chaque jour elle entendait la sainte messe, elle y faisait habituellement la communion. Elle visitait souvent Notre Seigneur au Tabernacle.


Elle priait tout haut, chantait des cantiques, s’interrompait pour donner un ordre, un conseil, demander un service à un enfant, et reprenait sa prière ou son cantique. S’il y avait du monde, elle priait à voix basse. Mais sitôt qu’elle était seule, elle s’en donnait à cœur joie. De sa chambre, Don Bosco l’entendant parler lui disait parfois : -Eh ! Maman, après qui en aviez-vous ?- Tu le sais bien, c’est avec Dieu. Je le prie pour nos enfants.


Du 3 novembre 1846 au 25 novembre 1856, date de sa mort, Marguerite Bosco fut la maman de tous les enfants du Valdocco.