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Don Bosco et la formation professionnelle

La porte de Don Bosco s’est toujours d’abord ouverte aux jeunes ouvriers, tant la dureté de leur condition de vie le touchait. Les visites sur les chantiers, les contrats d’apprentissage passés avec des patrons, l’hébergement des plus démunis, sont les premières réponses apportées par Don Bosco.

Mais il a beau inciter les employeurs à se comporter comme des pères, il se rend compte que les jeunes subissent l’influence déplorable d’ouvriers adultes trop souvent sans foi ni loi. Don Bosco décide alors de créer ses propres ateliers. Le but : en faire des lieux éducatifs et répondre aux besoins quotidiens de l’Oratoire, sa maison d’accueil.


Don Bosco cordonnierA l’automne 1853, Don Bosco ouvre l’atelier des cordonniers, puis celui des tailleurs. Le premier est installé dans la minuscule sacristie de la chapelle Pinardi, quant au second, il prend la place de la cuisine qui déménage dans un nouveau bâtiment tout juste achevé. C’est Don Bosco lui-même, entouré de jeunes attentifs, qui procède au premier ressemelage. Lui encore qui, se souvenant du temps où il tirait l’aiguille pour payer ses études, montre comment tailler et coudre. Au début de 1854, la reliure voit le jour. Les premières publications de Don Bosco servent d’expérience. Faute de massicot, on ira chercher le hachoir de Maman Marguerite pour rogner les feuillets.


Mais Don Bosco ne peut tout faire. Il lui faut des chefs d’atelier, des moniteurs. Dans un premier temps, l’entourage est réquisitionné. C’est ainsi que le concierge de l’Oratoire devient maître cordonnier. Mais cela ne peut être que provisoire. Don Bosco embauche alors des contremaîtres. C’est hélas au prix de mille difficultés. Soit ils s’occupent trop des travaux et pas assez des élèves, soit ils se consacrent entièrement aux élèves mais, soucieux de ne pas se faire dépasser par les meilleurs, mettent un frein à leur enseignement. Don Bosco trouvera la solution plus tard en créant des religieux laïcs qu’il appellera « coadjuteurs », et qui seront consacrés en priorité aux écoles professionnelles.
Fin 1856,  la douce odeur des copeaux se répand dans l’Oratoire. On inaugure la menuiserie dans un vaste local. Il faut attendre 1861 pour que s’active l’atelier de typographie qui débute avec deux presses. C’est sur celles-ci que seront imprimées les « Lectures Catholiques » qui vaudront à Don Bosco quelques mauvais coups. Enfin, l’année suivante, se fait sentir le souffle chaud du dernier atelier : la forge.