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Don Bosco, "assistant"

Témoignage de Jean Roda : Je me trouvais dans une petite rue à proximité de Porta Palazzo. Nous étions nombreux. Nous venions là attendre du travail, car à 12-13ans nous étions majeurs et nous devions gagner notre vie...

Quand Don Bosco m'a vu, il est venu à ma rencontre , tenant en main une noisette et me regardant droit dans les yeux. Il avait un sourire malicieux... et les poches toujours pleines de noisettes, d'amandes, de cacahuètes et d'autres bonnes choses. Il est venu vers moi, il a cassé la noisette entre deux doigts et me l'a mise à l'intérieur de la bouche.
- Qu 'est-ce que tu fais ici?
- J'attends qu'on me donne du travail.
- Qu'est-ce que tu sais faire?
- Un peu de tout, j'apprends vite.
- Ton père et ta mère?
- Ils sont mort depuis longtemps. Le choléra....
- Tu n'aimerais pas venir chez moi?
- Quoi faire?
- Y rester. Apprendre quelque chose, un métier.
- Bien sûr que ça me plairait.
- Alors viens, ce n'est pas loin.

Dominique Savio et Jean RodaDominique Savio ange gardien de Jean Roda
.Je l'ai suivi comme un petit chien. Arrivé à la grille, avant de traverser la cour, il a crié très fort: "Maman, venez un peu ici. Venez voir qui est là." Il a vraiment crié, manifestant sa joie comme on le fait quand arrive un parent ou un ami. Puis il a appelé Dominique.  C'est à cet instant que j'ai fait la connaissance de Dominique Savio.

Don Bosco avait l'habitude de mettre un brave garçon comme ange gardien auprès d'un garnement un peu turbulent, d'un "rapide". Je devais être un turbulent de première classe car j'ai eu la chance d'avoir Dominique pour veiller sur moi. Nous sommes devenus tellement amis que j'étais toujours à sa recherche: je le suivais, je jouais avec lui, j'étudiais avec lui... et lui m'aidait, me donnait des conseils, à condition que je me conduise comme il faut, que je cesse de faire l'espiègle. Nous étions comme deux frères.