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Don Bosco et l'art de punir

Témoignage de François Piccolo : Je suis entré à l'Oratoire en 1872, j'avais 11 ans. Don Bosco faisait tout ce qu'il pouvait pour nous donner la nourriture nécessaire.

Au goûter on nous donnait la fameuse pagnote toute fraîche. Les employés sortaient, portant les paniers d'osier remplis de petits pains pour les distribuer aux jeunes. Un après-midi, je m'aperçus que quelques camarades manœuvraient pour subtiliser en fraude quelques pains. je me laissais tenter, et pris deux petits pains vite dévorés. Pris de remord, pour ne pas se confesser à Don Bosco, je sortis  et allais droit au sanctuaire voisin de la Consolata.

Je choisis le confessionnal le plus discret, et commençais ma confession :

confession

" Je suis venu me confesser ici parce que j'ai honte de me confesser à Don Bosco!"
Une voix me répond :
- "Écoute, Don Bosco n'en saura jamais rien!"
C'était la voix de Don Bosco!
- Parle, parle mon enfant , qu'est-ce qui t'es arrivé?
- J'ai volé deux pains!
- Et ils t'ont fait du mal?
- Non!
- Et alors, ne te tourmente pas. Tu avais faim?
- Oui ...
- Faim de pain et soif d'eau, c'est une bonne faim et une bonne soif. Écoute : quand tu auras besoin de quelque chose, demande à Don Bosco. Il te donnera tout le pain que tu voudras, mais rappelle toi bien : Don Bosco préfère ta confiance, plutôt que de te croire innocent. Avec ta confiance, il pourra toujours t'aider. Mais avec ton innocence, tu pourrais glisser et tomber et personne ne t'aiderait. La richesse de Don Bosco c'est la confiance de ses fils.