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VOLONTARIAT
SALÉSIEN |
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CAROLINE GOLLE
« Je reviens heureuse d’avoir réalisé cet engagement… ni gonflée d’orgueil, ni indispensable ! J’étais simplement là pour apporter mon aide et je reviens en toute humilité. Après une année à Touba au Mali, qu’en dire ? qu’en retenir ? Moi qui n’aime pas trop écrire, j’irai tout de suite à l’essentiel ! Tout d’abord, j’ai un mot qui me monte aux lèvres : merci, merci aux sœurs du Vidès qui m’ont permis de partir, à celles qui m’ont accueillie, à Dieu, pour avoir guidé mes pas à Touba et m’avoir permis de donner vie à un rêve de longue date.
Là-bas, la vie a du goût ; il y a une grande pauvreté extérieure mais de grandes richesses intérieures : richesse de vie, un grand sens de la relation à l’autre, du moment présent, de la patience, de la sagesse des aînés, de la joie de donner, de vivre et de louer Dieu. J’ai pris conscience de tant de choses à Touba ! Tout était si différent. Je pense qu’avant, je ne réalisais pas qu’il puisse y avoir des univers si différent, sur terre. J’ai été beaucoup remise en question et, il m’est pour le moment, difficile de démêler des sentiments qui sont parfois contradictoires. Là-bas, j’ai découvert la beauté de l’instant présent, la capacité de vivre au jour le jour…moi qui d’habitude, ai sans cesse la tête plongée vers le futur ! En même temps, ne pas envisager le futur peut aussi briser le moment présent ! Souvent, cet aspect m’a révolté car des enfants y laissent leur vie ! Là-bas, les gens sont très humbles et c’est une magnifique qualité ! Ils se satisfont aussi, bien plus que nous les européens, de la vie qu’ils ont, avec le sourire. Mais cela fait que, souvent, rien ne bouge ou ne change ! Les problèmes restent et la vie continue... Parfois aussi j’aurais souhaité qu’ils aient davantage confiance en eux pour qu’ils arrivent à sortir des situations difficiles par eux-mêmes. Ils ne réalisent pas qu’ils ont également beaucoup à nous apprendre, que nous n’avons pas toujours raison et que nous n’avons pas non plus, toutes les solutions ! Je suis pour le moment souvent mal à l’aise car je n’ai pas vraiment de réponses à mes interrogations. J’ai la sensation d’être un peu dans le flou. Je ressens en tout cas, beaucoup d’injustice, un malaise. L’Afrique m’a saisie ! J’ai tellement le désir qu’elle sorte de toutes ces difficultés qui la plombent ! En tout cas, j’espère bientôt retourner sur ce continent et mettre mes nouveaux pas dans les anciens ! (courriel du 13 novembre 2007)
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