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Maman Marguerite
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Maman de
Don Bosco (4)
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A
Maman Marguerite incombait le devoir de préparer l’énorme quantité de
minestra nécessaire à tous les appétits ; à elle de préparer et
distribuer les portions de dîner et de souper ; à elle d’égrener
les haricots, de peler les pommes de terre et de fendre le bois
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A
elle de tailler et coudre les vêtements ordinaires : chemises, caleçons
et chaussettes ; à elle encore de surveiller la lessive ; en un
mot il fallait avoir l’œil et la main à tout
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Maman
Marguerite ne savait pas dire non.
Au
mois d’août 1854, le choléra éclate à Turin.
Don Bosco et quarante jeunes se dévouent au service des malades. Et
Marguerite donne tout ce qu’on demande : Couvertures, draps chemises,
serviettes , tout disparaît.
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Quand
il n’y a plus rien, avec l’accord de Don Bosco, elle donne l’aube du
prêtre, puis la nappe d’autel…
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Maman
Marguerite avait son franc parler. Dans
mille circonstances, en public ou en particulier, elle savait trouver
l’avertissement utile et salutaire.
Elle
proportionnait la réprimande à l’âge, à la faute et à la condition
des enfants, avec à-propos, vigueur et tendresse. Elle utilisait aussi une
collection de proverbes:
.
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Pour
descendre, descend qui veut, mais
pour monter, monte qui peut .
Une mauvaise lavandière ne trouve jamais une bonne pierre.
Celui qui n’est pas capable de se tailler les ongles des deux mains, ne
sera pas capable de gagner son pain.
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Don
Bosco écrivait beaucoup, en particulier dans les revues qu’il avait créées
pour les gens simples du monde populaire. Il lisait ses articles à sa mère.
Quand elle ne comprenait pas les mots ou les idées, elle le disait
franchement. Et il modifiait son texte pour être compris de tous.
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Maman
Marguerite priait sans cesse. Sa piété était une union familière avec
Dieu.
Chaque jour elle entendait la sainte messe, elle y faisait habituellement la
communion. Elle visitait souvent Notre Seigneur au Tabernacle.
Elle priait tout haut, chantait des cantiques, s’interrompait pour
donner un ordre, un conseil, demander un service à un enfant, et reprenait
sa prière ou son cantique. S’il y avait du monde, elle priait à voix
basse. Mais sitôt qu’elle était seule, elle s’en donnait à cœur
joie.
De sa chambre, Don Bosco
l’entendant parler lui disait parfois :
-Eh ! Maman, après qui en aviez vous ?
-
Tu le sais bien, c’est avec Dieu. Je le prie pour nos enfants.
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En novembre 1856, elle tomba malade.
Son état empire rapidement et le 24 elle rendit son âme au Seigneur. Don
Bosco ressentit douloureusement ce départ. Il se rendit à la " Consolata ",
Notre-Dame de la Consolation, toute proche de la maison. Il s’agenouille
devant l’autel que surmonte la statue de Marie. Là, il laisse couler ses
larmes et prie.
- " Et maintenant, ma
bonne Mère, nous voilà, mes enfants et moi sans maman. Il vous faut
prendre la place. Une famille comme la mienne ne peut se passer de mère.
Tous mes enfants, je vous les confie. Veillez sur leur vie. Veillez sur leur
âme. Maintenant et toujours ".
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