Édition du 14/10/08

Regards sur le monde salésien

Maman Marguerite

Maman de Don Bosco (4)

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A Maman Marguerite incombait le devoir de préparer l’énorme quantité de minestra nécessaire à tous les appétits ; à elle de préparer et distribuer les portions de dîner et de souper ; à elle d’égrener les haricots, de peler les pommes de terre et de fendre le bois

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A elle de tailler et coudre les vêtements ordinaires : chemises, caleçons et chaussettes ; à elle encore de surveiller la lessive ; en un mot il fallait avoir l’œil et la main à tout

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Maman Marguerite ne savait pas dire non. 
Au mois d’août 1854, le choléra éclate à Turin.  Don Bosco et quarante jeunes se dévouent au service des malades. Et Marguerite donne tout ce qu’on demande : Couvertures, draps chemises, serviettes , tout disparaît.

mar09.jpg (33648 octets) Quand il n’y a plus rien, avec l’accord de Don Bosco, elle donne l’aube du prêtre, puis la nappe d’autel…
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Maman Marguerite avait son franc parler.  Dans mille circonstances, en public ou en particulier, elle savait trouver l’avertissement utile et salutaire.
Elle proportionnait la réprimande à l’âge, à la faute et à la condition des enfants, avec à-propos, vigueur et tendresse. Elle utilisait aussi une collection de proverbes:

Pour descendre, descend qui veut, mais pour monter, monte qui peut .
Une mauvaise lavandière ne trouve jamais une bonne pierre.
Celui qui n’est pas capable de se tailler les ongles des deux mains, ne sera pas capable de gagner son pain

mar13.jpg (22918 octets) Don Bosco écrivait beaucoup, en particulier dans les revues qu’il avait créées pour les gens simples du monde populaire. Il lisait ses articles à sa mère. Quand elle ne comprenait pas les mots ou les idées, elle le disait franchement. Et il modifiait son texte pour être compris de tous.
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Maman Marguerite priait sans cesse. Sa piété était une union familière avec Dieu.
Chaque jour elle entendait la sainte messe, elle y faisait habituellement la communion. Elle visitait souvent Notre Seigneur au Tabernacle. 
Elle priait tout haut, chantait des cantiques, s’interrompait pour donner un ordre, un conseil, demander un service à un enfant, et reprenait sa prière ou son cantique. S’il y avait du monde, elle priait à voix basse. Mais sitôt qu’elle était seule, elle s’en donnait à cœur joie.
De sa chambre, Don Bosco l’entendant parler lui disait parfois : 
-Eh ! Maman, après qui en aviez vous ?
- Tu le sais bien, c’est avec Dieu. Je le prie pour nos enfants.

mar15.jpg (33335 octets) En novembre 1856, elle tomba malade. Son état empire rapidement et le 24 elle rendit son âme au Seigneur. Don Bosco ressentit douloureusement ce départ. Il se rendit à la " Consolata ", Notre-Dame de la Consolation, toute proche de la maison. Il s’agenouille devant l’autel que surmonte la statue de Marie. Là, il laisse couler ses larmes et prie.

- " Et maintenant, ma bonne Mère, nous voilà, mes enfants et moi sans maman. Il vous faut prendre la place. Une famille comme la mienne ne peut se passer de mère. Tous mes enfants, je vous les confie. Veillez sur leur vie. Veillez sur leur âme. Maintenant et toujours ".

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