|
|
Lorsqu’elle arriva au Valdocco, Don Bosco n’avait
plus de ressources pour faire vivre la maison.
Marguerite vendit champs et vignes,
puis son trousseau de mariage. Enfin,
son anneau de mariage et les rares bijoux qu’elle avait conservés. Avec quelques draps, elle
fit une aube, une nappe et du linge d’autel.
.
|
 |
Un soir d’hiver, un petit groupe de garçons est
venu demander à passer la nuit à l’abri. Marguerite leur donne des
couvertures et les installe dans la grange
|
 |
Mais le lendemain matin, les garçons se sont
enfuis, emportant les couvertures
|
|
Un soir de mai, par une pluie diluvienne, un garçon
tout trempé frappe à la porte. Orphelin, sans travail ni logement.
Marguerite lui donne une bonne soupe chaude. Mais elle hésite à
l’accueillir ! Devant ses promesses d’honnêteté, Don Bosco décide
de l’installer dans la cuisine , quelques briques, trois planches , une
paillasse et une couverture
.
|
|
Avant de le laisser dormir, Maman Marguerite lui dit
quelques mots pour l’inviter à prier et à rendre grâce à Dieu qui lui
a donné du pain et un toit.
Ainsi naquit l’habitude salésienne du « mot du soir »
Le lendemain le garçon était toujours là
.
|
|
Un jour, les jeunes du Valdocco avaient organisé un
grand jeu qui se termina par la prise d’assaut du petit jardin dans lequel
Maman Marguerite cultivait des légumes pour nourrir toute la maison. Tout
était saccagé !
Maman Marguerite va se plaindre à Don Bosco
|
|
-
J’en ai assez, Ces gamins sont insupportables.
Ils ne savent que faire pour me
faire des misères. On jette par terre la lessive pendue au soleil.
D’autres chipent des fruits à la cuisine ou des légumes au jardin ?
On me cache mes casseroles. Tous les soirs ils reviennent avec des vêtements
déchirés ; on ne peut plus rien raccommoder. Laisse moi retourner aux
Becchi. J’y finirai mes jours tranquille…
|
|
Jean écoute, réfléchit, il lance ce mot
-
Maman !
Et en silence il montre le crucifix. Marguerite a compris, ne dit rien, et
essuie une larme. Puis ces simples mots :
-
C’est vrai, tu as raison.
On ne l’a plus jamais entendu se plaindre
.
|
|
|
Toujours gaie et
toujours aimable, elle était aimée
de tous et
cependant elle savait au besoin, donner un avis utile pour empêcher un dégât
ou s’opposer à un désordre ; mais la louange était mêlée au blâme , et la douceur amoureuse tempérait
la réprimande salutaire
|
|
|
Suite
|