Édition du 14/10/08

Regards sur le monde salésien

Maman Marguerite

Maman de Don Bosco (3)

Lorsqu’elle arriva au Valdocco, Don Bosco n’avait plus de ressources pour faire vivre la maison.
 
Marguerite vendit champs et vignes,  puis son trousseau de mariage.  Enfin, son anneau de mariage et les rares bijoux qu’elle avait conservés.  Avec quelques draps, elle fit une aube, une nappe et du linge d’autel.

 
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Un soir d’hiver, un petit groupe de garçons est venu demander à passer la nuit à l’abri. Marguerite leur donne des couvertures et les installe dans la grange 

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Mais le lendemain matin, les garçons se sont enfuis, emportant les couvertures

mar03.jpg (33069 octets) Un soir de mai, par une pluie diluvienne, un garçon  tout trempé frappe à la porte. Orphelin, sans travail ni logement. Marguerite lui donne une bonne soupe chaude. Mais elle hésite à l’accueillir ! Devant ses promesses d’honnêteté, Don Bosco décide de l’installer dans la cuisine , quelques briques, trois planches , une paillasse et une couverture
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Avant de le laisser dormir, Maman Marguerite lui dit quelques mots pour l’inviter à prier et à rendre grâce à Dieu qui lui a donné du pain et un toit.
Ainsi naquit l’habitude salésienne du « mot du soir »
Le lendemain le garçon était toujours là

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Un jour, les jeunes du Valdocco avaient organisé un grand jeu qui se termina par la prise d’assaut du petit jardin dans lequel Maman Marguerite cultivait des légumes pour nourrir toute la maison. Tout était saccagé !
Maman Marguerite va se plaindre à Don Bosco 
 

mar06.jpg (31494 octets) - J’en ai assez, Ces gamins sont insupportables. Ils ne  savent que faire pour me faire des misères. On jette par terre la lessive pendue au soleil. D’autres chipent des fruits à la cuisine ou des légumes au jardin ? On me cache mes casseroles. Tous les soirs ils reviennent avec des vêtements déchirés ; on ne peut plus rien raccommoder. Laisse moi retourner aux Becchi. J’y finirai mes jours tranquille…
 
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Jean écoute, réfléchit, il lance ce mot
-         Maman !
Et en silence il montre le crucifix. Marguerite a compris, ne dit rien, et essuie une larme. Puis ces simples mots :
-         C’est vrai, tu as raison.
On ne l’a plus jamais entendu se plaindre

Toujours gaie et toujours aimable, elle était aimée de tous et cependant elle savait au besoin, donner un avis utile pour empêcher un dégât  ou s’opposer à un désordre ;  mais la louange était mêlée au blâme ,  et la douceur amoureuse tempérait la réprimande salutaire

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