Édition du 23/10/06

Regards sur le monde salésien

Maman Marguerite

Maman de Don Bosco (2)

Jean à la ferme Moglia

Jean pensa un moment devenir Franciscain. Sa mère lui dit :
-         Je te prie de réfléchir et de bien examiner le grand pas que tu vas faire ; tu pourras alors marcher au but sans regarder ni à droite ni à gauche ? Il faut d’abord sauver ton âme. Le souci de mon avenir ne doit pas influer sur ta décision. Moi j’ai confiance en Dieu. Je ne désire et n’attends rien de toi ? Je suis né pauvre, j’ai vécu et je veux mourir pauvre. 
-         En te faisant prêtre séculier, si tu devais être riche, sache-le bien, je ne te verrais plus, je ne mettrais pas les pieds dans ta maison.

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Jean part au séminaire

La veille de son entrée au séminaire, Marguerite fit ses recommandations à son fils :
Mon enfant tu as revêtu l’habit du prêtre. J’éprouve la consolation qu’une mère peut ressentir du bonheur de son fils ; mais souviens-toi que ce n’est pas le vêtement qui fait le prêtre : c’est la vertu. Si tu devais un jour déshonorer ce vêtement d’honneur, par charité, quitte-le ; mieux vaut cent fois demeurer un pauvre paysan que de vivre en prêtre négligent et oublieux de ses devoirs.
Quand je t’ai mis au monde, je t’ai consacré à la Madone ; depuis ce jour, j’ai fait mon possible pour remplir ton cœur d’une tendre dévotion pour elle. Désormais, sois à la bonne Mère tout entier, et si tu as l’honneur
d’être prêtre, sois l’apôtre de Marie.

Jean revient au Valdocco avec sa mère

Après un grave accident de santé, Jean Bosco était revenu aux Becchi. Il propose à sa mère de tout quitter pour l’accompagner à Turin auprès des jeunes du Valdocco.
- Il en coûte à mon cœur d’abandonner notre maison, ton frère et tous ceux que j’aime, mais si tu crois que c’est la volonté de Dieu, je suis prête et je te suivrai jusqu’au bout du monde.
Ils rentrent à Turin à pied. Un prêtre ami les voyant totalement démunis, leur donne sa montre… Petit signe de la Providence !
Entrant dans la maison Pinardi presque vide, Marguerite dit en souriant :
Aux Becchi, chaque jour , je devais travailler pour mettre de l’ordre, nettoyer les meubles, laver les marmites. Ici, je pourrai rester bien plus tranquille…

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