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Maman Marguerite
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Maman de
Don Bosco (1)
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François
Bosco, paysan des Becchi, dans le Piémont, avait épousé en seconde noce
Marguerite Ochiena en 1812. A son premier fils, Antoine, s’ajoutèrent
bientôt Joseph en 1813 et Jean le 16 août 1815. Une pneumonie met fin à
leur bonheur en 1817, laissant Marguerite seule avec trois enfants et sa
belle mère à charge. Elle à peine trente ans.
Profondément croyante, elle prend la ferme en main. Elle refuse un
nouveau mariage.
- Dieu m’a donné un mari. Dieu me l’a enlevé. A sa mort,
François m’a confié ses trois fils. Quelle mère cruelle je serai si je
les abandonnais quand ils ont besoin de moi. Non, pour tout l’or du monde
je ne les abandonnerai !
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Marguerite ne sait pas lire dans les
livres. Mais elle voit la présence de Dieu dans la nature et la vie
quotidienne.
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Mes enfants, Dieu vous voit ! Prends garde, on ne ment pas à
Dieu.
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Que de belles choses, mes enfants, a fait le Bon Dieu. Et c’est pour
nous !
-
Que le ciel est beau. Dieu a fait cela pour nous. C’est lui qui a semé
la-haut toutes ces étoiles… Et si le firmament est si beau déjà,
qu’est-ce que sera le Paradis !
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Marguerite a perçu les dons de Jean. Elle le prend
avec elle les jours de foire. Il peut étudier les secrets des
saltimbanques. Ensuite il montait des spectacles pour les gens du village,
et en profitait pour les faire prier.
Mais avec quel matériel, quel argent ? : L’argent, c’est
moi qui le trouvais. Je ramassais des champignons, des herbes sauvages,
quelques gibiers aussi et je vendais le tout au marché. Ma mère ?
Elle m’aidait, elle aussi et me procurait le nécessaire. Mais surtout,
elle savait tout. Rien ne lui échappait et elle me laissait faire. Elle ne
voulait que mon bien. »
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Mais le frère aîné
Antoine, ne supporte pas de voir son plus jeune frère étudier. Pour mettre
fin aux conflits continuels, elle se décide à envoyer Jean qui n’a que
12 ans, en plein hiver, loin de la ferme. Puis elle fera faire le partage
des biens, pour que son plus jeune fils devienne prêtre.
Elle n’hésite pas à prendre des décisions radicales, où elle
sacrifie ses droits, pour le bonheur de ses enfants. Déjà par temps de
famine, elle avait fait tuer le veau de la ferme pour nourrir sa famille,
renonçant à la vache qui aurait pu rapporter.
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|
Suite
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