Édition du 14/10/08

Regards sur le monde salésien

Congrès-Pèlerinage Lourdes 2007

  L’esprit de famille : expérience de foi, d’amour et d’espérance

Visages de la famille en Afrique

L’Afrique est un continent qui présente de grandes variété et parler de la famille en Afrique porte à généraliser, ce qui est très dangereux et peu respectueux des réalités concrètes. En effet, il n’existe pas un type de famille en Afrique, il y a plusieurs sociétés avec des structures familiales assez diversifiées. Je tenterai de présenter quelques grands traits communs sans avoir la prétention d’aborder tous les aspects. 

La famille en Afrique est aussi touchée par des mutations profondes et rapides qui interpellent particulièrement la Famille salésienne et tous ceux, toutes celles qui s’occupent de l’éducation des enfants et des jeunes. Ceux – ci sont, en effet, tiraillés entre la culture de la famille traditionnelle et les influences de la globalisation qui, surtout à travers les moyens de communication, transportent en Afrique comme partout dans le monde, les idées et les modèles occidentaux. On assiste ainsi à une certaine homogénéisation mondiale qui n’est cependant qu’apparente, car les traditions continuent à marquer en profondeur, même si on remarque chez les jeunes de plus en plus de réactions contre la culture traditionnelle .
J’ai pensé qu’il serait intéressant pour vous de connaître quelques éléments qui caractérisaient la famille africaine traditionnelle.
Au sens strict du terme, le concept de ' famille' en Afrique noire traditionnelle désigne « un espace social assumant, en tant qu’institution, des fonctions de protection économique, sociale et culturelle à ses membres » (Albert Tingbe – Azalou).
La famille africaine traditionnelle prend en compte tous les individus vivant sous un même toit ou appartenant au même territoire. Elle est un ensemble de personnes qui se reconnaissent des liens de parenté et les expriment sous des mode divers. La structure parentale est à peu près la même dans les deux systèmes : patrilinéaire et matrilinéaire. Tous ceux qui sont de la même descendance sont parents et donc de la même famille. Ils portent le nom de père, mère, frère ou sœur à l’exclusion de tout autre nom. C’est la parenté de filiation. Il existe aussi la parenté d’alliance, le plus souvent fondée sur le mariage, mais aussi dans des cas plus rares, sur l’amitié, le voisinage ou l’intérêt. Et enfin, une parenté d’adoption dans certaines circonstances et sous certaines conditions. Il s’agit de la famille élargie, ainsi dénommée à cause du nombre de personnes qui la composent. Elle désigne une réalité sociale très différente de la famille nucléaire que nous connaissons en Occident. Une mutation qui consiste en une tendance à passer de la famille élargie à la famille nucléaire est en cours et elle n’est pas terminée. De ce fait, entre les deux réalités, il existe aujourd’hui de nombreux cas de figures intermédiaires.
Le fonctionnement de la famille traditionnelle africaine s’articule autour de deux principes : le principe de séniorité qui donne l’autorité à la classe d’âge des anciens sur les autres classes d’âge. De par leur position ils bénéficient d’un certain nombre de privilèges qui leur sont attribués par la tradition et ils sont investis d’un rôle sacré qui leur donne une grande influence dans toutes les questions concernant la société. C’est normalement parmi les anciens que sont choisis les chefs de la famille élargie. Ceux-ci sont en lien avec les autorités supérieures villageoises et ils sont en charge des cultes traditionnels familiaux qui sont un puissant lien d’unité. Dans la famille la place et le rôle de chacun des membres sont clairement définis. 
Le principe d’égalité est le contrepoids du principe de séniorité. Il régit les rapports entre personnes d’une même génération.
Dans la famille traditionnelle les phénomènes de déviance sont rares car tous les membres de la famille élargie se sentent responsables de la mise en place des comportements connus et acceptés par tous.
Les valeurs importantes sont les valeurs communautaires et les valeurs individuelles sont considérées dans la mesure où elles sont mises au service du groupe. La famille élargie et la société sont orientés par un projet commun et des valeurs communes appuyés sur une conscience collective et une prise en charge de tous les aspects de la vie quotidienne : les aspects socio-économiques et socio-culturels dans lesquels se placent la religion et les rites religieux qui ont une grande importance car dans un contexte de sacralité toute la vie est sacrée, la famille est reliée à plus grand que soi, dans cet au-delà où les ancêtres sont constamment présents et intervenants dans toutes les décisions familiales; l’éducation qui consiste surtout à apprendre à reproduire les rapports sociaux et cela se fait par l’initiation des enfants aux principes préétablis considérés comme immuables, qui ont cours dans la communauté ; le mariage et l’expression de la sexualité. 
Les valeurs de la famille africaine traditionnelle sont : la vie, l’autorité des aînés et le respect qui leur est dû, le sens de la communauté, la religion, l’enfant qui est perçu comme la seule richesse, porteur des valeurs et des projets de toute la famille. 
La famille africaine traditionnelle, même si elle formait un ensemble homogène et cohérent, n’a cependant jamais cessé d’évoluer. Actuellement, affrontée aux défis du monde moderne, elle est en pleine mutation. Elle est en cours de transition, passant de la famille élargie à la famille nucléaire sans pour autant que la famille élargie ne disparaisse totalement. De ce fait, Les mentalités changent. Les jeunes, actuellement s’orientent vers le choix de la famille restreinte même si par suite de certaines circonstances ou situations, ce projet se trouve parfois modifié et reprend certains traits de la famille élargie. Le phénomène connaît des variantes lorsqu’il s’agit de la ville et des zones rurales, les villages. La grande différence se trouve dans la manière de penser et de vivre le couple. La disparition de la famille élargie a pour conséquence directe la disparition ou le changement des coutumes qui lui étaient attachées : respect des anciens, obéissance aux aînés, religion traditionnelle, sens de la communauté et de la solidarité. Pourtant tout cela ne disparaît jamais totalement car la culture traditionnelle est profondément gravée dans les personnes.
La nouvelle forme de famille se définit par la structure couple – enfants et la natalité reste dans l’ensemble élevée pour l’importance donnée à la fécondité de la femme. Le plus souvent elle est de type bi - parental. Mais il existe aussi aujourd’hui beaucoup de famille mono - parentales. Les causes en sont diverses : décès de l’un des conjoints et la maladie comme la mort font partie de la vie courante, divorce, refus de l’engagement du mariage sans refus de la sexualité, choix de la femme de ne pas subir la domination d’un mari tout en ayant des enfants. Dans certains contextes de l’Afrique la plus grande pauvreté, pour ne pas dire la seule, est celle de ne pas avoir d’enfants.
La famille africaine n’est pas sans poser de problèmes à cause des obligations de solidarité qu’elle impose : Il faut soutenir les malades, assister les personnes endeuillées, accueillir tout le monde chez soi, parfois au risque de n’avoir pas de quoi manger soi-même. La pression exercée par la famille constitue parfois un poids lourd, surtout quand les difficultés économiques augmentent. Parfois se développe l’idée de s’en libérer en opérant un tri pour ne rester en contact qu’avec les plus proches. De ce fait, la solidarité traditionnelle est aussi en pleine mutation. On passe progressivement d’une solidarité subie à une autre, choisie. Aujourd’hui la dimension affective existe davantage dans la famille restreinte. Dans la famille élargie, elle laisse la place au profit d’une solidarité plus économique. Mais en réalité le besoin d’un réseau familial est toujours fortement ancré et, encore aujourd’hui, partout en Afrique, la famille constitue le facteur social le plus important pour le moment présent mais aussi pour l’avenir car elle façonne l’enfant et, en collaboration avec les autres institutions éducatives, elle prépare la société future.

La famille africaine est en proie à de nombreux problèmes dus à la détérioration des conditions sociales, aux innombrables sectes qui envahissent le continent et qui exercent une influence sur les familles qu’elles approchent, aux conflits armés qui frappent les Etats, aux fléaux tels :le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose et de nombreuses autres maladies. Le SIDA touche des millions de personnes en Afrique et laisse beaucoup d’enfants orphelins. Certains parents abandonnent volontairement des enfants par manque de moyens financiers ou sous prétexte de sorcellerie.
Il arrive que des enfants en bas âge s’adonnent à la consommation de drogue. Malgré la création de structures d’accueil pour des enfants en difficulté sociale, la situation tarde à s’améliorer. Il n’est pas rare de constater au contraire, qu’elle tend à se détériorer. En effet, Il semble que l’existence de structures d’accueil pour les enfants de la rue ou en difficulté sociale, et celles-ci se multiplient, incitent des parents à abandonner volontairement leurs enfants sachant qu’ils seront accueillis et qu’ainsi, ils ne sont plus à leur charge économiquement. Ces réactions sont motivées souvent par la pauvreté et par la difficulté, voire le refus de prise en charge de la part de la famille élargie. En ce sens il s’agit d’un phénomène nouveau car la solidarité de la famille traditionnelle ne s’exerce plus comme dans le passé. La situation se fait plus difficile dans les villes. Il est nécessaire de chercher les moyens pour sensibiliser les familles, les aider à prendre conscience de leurs responsabilités et à trouver les moyens pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Cela nécessite une mise en commun de tous les efforts pour une action efficace menée en synergie.
Lorsque les enfants et les jeunes en difficulté sociale sont accueillis dans une maison – famille, un accompagnement éducatif est assuré en vue de leur réintégration familiale lorsque les conditions deviennent favorables et qu’il n’existe pas de risque de régression. L’accompagnement des familles, avant et après la réintégration est très important, comme la création de réseaux où elles puissent être insérées et soutenues. Les communautés ecclésiales de base constituent un point d’appui à cause de la proximité de vie. 

La famille est si importante en Afrique que le premier Synode pour l’Afrique qui s’est déroulé en 1994 à Rome a orienté toute l’Eglise qui est en Afrique sur l’Eglise – Famille. En effet, « le futur du monde et de l’Eglise passe à travers la famille » (Ecclesia in Africa 155). Il a considéré l’évangélisation de la famille africaine, pilier sur lequel est construit l’édifice de la société, comme l’une des plus grandes priorités si on veut que celle-ci assume à son tour son rôle de sujet actif dans cette perspective. Du point de vue de pastoral cela constitue un vrai défi étant donné les difficultés d’ordre politique, économique, social et culturel auxquels la famille doit faire face dans un contexte marqué par de profondes et rapides mutations. En effet, tout en adoptant les valeurs positives de la modernité, la famille africaine doit chercher comment sauver ses valeurs spécifiques et essentielles. L’éducation est aussi affrontée à ce grave problème. Le Synode a lancé un appel pour que chaque famille chrétienne devienne un lieu privilégié de témoignage évangélique, une véritable église domestique. Durant toutes ces années qui ont suivi le Synode, l’Eglise qui est en Afrique a cherché à approfondir les caractéristiques de l’Eglise - Famille et insérée dans ce mouvement ecclesial, la Famille salésienne a trouvé un grand point d’appui dans son charisme, en particulier dans l’esprit de famille qu’elle cherche à inculturer. Consciente de sa grande responsabilité en raison de sa mission, elle approfondit continuellement les grands défis éducatifs posés par les transformations familiales en cours et cherche les réponses adaptées à la situation. Dans cette démarche sont impliquées les familles elles-mêmes, les éducateurs et éducatrices, les jeunes, en un mot tous les membres de la communauté éducative. 

Visages de la famille en Amérique latine

L’Amérique latine est aussi marquée par des réalités diversifiées et dans tous les pays, la famille connaît des mutations qui représentent des défis pour l’Eglise et pour la société. 
Pour être synthétique, je me suis reportée à la réflexion faite récemment par l’Assemblée générale de l’Episcopat de l’Amérique latine et des Caraïbes qui s’est tenue à Aparecida au Brésil et où est intervenu le Pape Benoît XVI. Dans son discours initial qui a été largement repris dans le Document final de l’Assemblée, le premier thème prioritaire abordé a été celui de la famille. Le Pape y affirme que la famille souffre de situations provoquées par la sécularisation et le relativisme éthique, par les divers flux migratoires internes et externes, par la pauvreté, par l’instabilité sociale et les législations civiles contraires au mariage qui représentent une menace pour le futur des peuples. Le relativisme éthique va de pair avec la sécularisation car si Dieu vient à être laissé de côté, disparaissent en même temps les références morales fondamentales qui protègent et promeuvent l’être humain en tant que personne. Souvent dans ce contexte la famille est perçue comme une structure contraire à la liberté individuelle qui est constamment proposée comme paradigme ultime de la réalisation humaine. En Amérique latine l’influence des moyens de communication sociale est très forte en ce sens. Les idées sont émises par les élites et se transmettent aux peuples qui, souvent dans les zones populaires sont victimes de l’ignorance religieuse. 

L’Amérique latine est marquée par des flux migratoires internes et externes très importants et ceux-ci ont une très grande influence sur la vie des familles. A l’intérieur, la pauvreté ou les conflits comme la guerilla en Colombie portent beaucoup de familles à se déplacer vers les villes. Parfois elles y sont obligées pour laisser leurs terres ou pour sauver leur vie. Beaucoup de parents doivent chercher un travail plus rémunérateur pour faire vivre leur famille et beaucoup de jeunes doivent émigrer pour chercher de meilleures voies pour l’avenir. Beaucoup de mères de famille doivent confier leurs enfants à des parents pour tenter de trouver un travail en ville ou dans des pays étrangers, souvent les Etats – Unis ou l’Europe : Espagne, Italie, France. En Amérique latine l’argent envoyé par les émigrés qui sont à l’extérieur constitue la seconde entrée dans les balances nationales. Il s’agit d’un phénomène qui a pris une ampleur énorme et qui génère le déracinement, l’abandon et la pauvreté morale. 
Dans l’éducation, les conséquences en sont fortement ressenties. La dispersion des familles, la carence affective qui en découle, l’absence de responsabilité dans le suivi des enfants de la part des membres de la famille à qui ils ont été confiés, les ruptures familiales provoquent de grands changements dans la vie sociale actuelle Les conséquences seront grandes pour l’avenir.

L’instabilité sociale émerge aussi de la violence familiale, de l’abandon des enfants et du manque d’opportunités pour les personnes qui ont de faibles ressources économiques. L’inégalité entre les riches et les pauvres grandit sans cesse et constitue l’un des problèmes les plus graves. Le Pape Benoît XVI a aussi fait référence à un problème qui continue à marquer l’Amérique latine : la mentalité de supériorité de l’homme sur la femme, proposant que l’évangélisation arrive à la déraciner car elle contraire à l’évangile. La nouveauté du christianisme, en effet, reconnaît et proclame l’égalité .de la femme et de l’homme.

L’augmentation de la pauvreté qui se généralise de plus en plus a de fortes répercussions sur l’éducation. En effet, de plus en plus de familles ne peuvent pas permettre à leurs enfants d’ étudier par manque de moyens pour faire vivre la famille. Souvent la principale préoccupation reste de se procurer les moyens de subsistance pour satisfaire les besoins primaires. Cette réalité est aussi préoccupante pour l’avenir des jeunes générations et de la société elle-même. Dans ce contexte de pauvreté, les sectes se développent car elles se font sentir proches des familles en difficulté et abandonnées à leur sort. L’Eglise peut avoir une grande influence dans toute l’Amérique latine et elle se trouve donc affrontée à de grands défis pastoraux et éducatifs. La Famille salésienne, très présente en Amérique latine, est particulièrement interpellée dans son action éducative non seulement auprès des enfants et des jeunes mais aussi auprès des familles et de nombreuses initiatives sont développées en ce sens.

Conclusion

Dans une période de grande confusion en ce qui concerne le projet original de Dieu sur la famille, nous nous sentons particulièrement sensibles aux problématiques mondiales et appelés, comme Famille salésienne, Réseau salésien, à vivre cet esprit de famille caractéristique dont nous avons abondamment parlé ces jours-ci, pour aider les jeunes à expérimenter les valeurs de la famille et à croire qu’il est possible, pour eux aussi, de les vivre. En effet, comme le disait le Pape Benoît XVI, 
aux participants à l’Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la Famille, le 13 mai 2006 : « La famille fondée sur le mariage constitue un patrimoine de l’humanité, une institution fondamentale ; elle est la cellule vitale et le pilier de la société et cela intéresse les croyants et les non croyants. Elle est une réalité que les Etats doivent tenir en grande considération parce que, comme aimait à répéter Jean Paul II, « l’avenir de l’humanité passe à travers la famille » (Familiaris Consortio,86). 

Nous avons aussi la responsabilité d’agir auprès des instances concernées pour soutenir les décisions en faveur de la famille, selon la doctrine sociale de l’Eglise que nous avons la responsabilité de connaître et de faire connaître. Je pense particulièrement à la responsabilité des laïcs qui sont directement engagés dans la société civile. 
Lors de la V° Rencontre Mondiale des familles à Valence (Espagne), Le Pape Benoit XVI affirmait le 8 juillet 2006 : « La famille est le lieu privilégié où toute personne apprend à donner et à recevoir de l’amour. C’est pourquoi l’Eglise manifeste sa sollicitude pastorale envers ce milieu essentiel pour la personne humaine.
J’invite donc les gouvernants et les législateurs à réfléchir sur le bien évident que les foyers en paix et harmonie assurent à l’homme, à la famille, centre névralgique de la société, comme le rappelle le Saint Siège dans la Charte des droits de la famille. L’objet des lois est le bien intégral de l’homme, la réponse à ses besoins et à ses aspirations. C’est une aide notable à la société dont on ne peut se passer, et cela demeure pour les peuples une sauvegarde et une purification. De plus la famille est une école d’humanisation de l’homme, pour qu’il grandisse jusqu’à devenir pleinement homme. Dans cette perspective, l’expérience d’être aimés par leurs parents conduit les enfants à avoir conscience de leur dignité de fils ».

Tous ensemble, nous avons à réfléchir sur nos choix éducatifs qui portent à valoriser la famille comme lieu privilégié d’éducation, d’évangélisation et de formation réciproque. Former de bons chrétiens et d’honnêtes citoyens, aujourd’hui nous demande de tenir compte de la famille d’aujourd’hui et de demain dans tous les contextes où nous sommes appelés à vivre et à travailler. Pour la famille salésienne, le champ d’action est à la fois local et mondial.
Nous sommes à Lourdes. Marie, qui a été la Mère dans toute l’œuvre de don Bosco et de Marie Dominique Mazzarello, reste aujourd’hui la Mère de notre grande famille et elle est toujours là pour nous aider à frayer les chemins de la culture de la vie. La vie engendre la vie et elle naît du véritable amour. Nous pouvons donc avancer avec confiance et sérénité car nous ne sommes jamais seuls. Marie est toujours activement présente à nos côtés et nous soutient.

Soeur Yvonne Reungoat, vicaire générale

 

Le fondateur     Toutes les maisons      Pédagogie et pastorale     liens   
La
famille salésienne     L'information          Culture et foi     Sommaire