|
Congrès-Pèlerinage
Lourdes 2007
|
|
L’esprit de famille : expérience de foi, d’amour et
d’espérance
|
Visages de la famille de par le monde : blessures, servitudes, et lieux d’espérance
Sœur Yvonne Reungoat Lundi 29 octobre 2007 
Introduction
Nous avons vécu au cours de ce Congrès – pèlerinage des moments de grande intensité soutenus par des interventions de grande qualité sur le thème, l’esprit de famille : expérience de foi, d’amour et d’espérance, qui ont enrichi notre réflexion et continueront certainement à nous accompagner dans notre vie familiale et communautaire, dans notre mission.
Il m’a été demandé de traiter le thème : « Visages de la famille de par le monde : blessures. Servitudes, et lieux d’espérance ». Ainsi formulé, son amplitude et sa complexité le rendent difficile à développer. Je me suis proposé de le traiter, non d’une manière scientifique et complète, mais en recueillant l’expérience de notre Conseil général lors des visites effectuées aux différentes Provinces du monde et en la complétant par quelques études. Celles-ci nous mettent en contact avec les réalités vitales et nous touchent particulièrement dans notre mission éducative où nous nous trouvons continuellement devant des défis importants.
Pourquoi le thème de la famille dans le monde peut - il nous intéresser ? Personnellement je pense que du fait que nous appartenons au Réseau salésien qui constitue une famille présente dans le monde entier, nous pouvons et nous devons nous sentir concernés par ce que vivent nos frères et sœurs dans les différents contextes socio - culturels de notre planète. De plus nous constatons que l’évolution de la famille en Occident se répercute dans le monde entier. Il s’agit d’un phénomène impressionnant qui s’étend d’une façon inexorable comme les vagues de la mer. Enfin dans notre pays et dans toutes nos maisons le monde nous rejoint, en raison de l’immigration. De ce fait, nous sommes tous et toutes en contact avec des familles qui proviennent de différents horizons.
Je présenterai quelques caractéristiques de la famille dans les pays occidentaux, puis en Afrique et en Amérique latine. Dans les trois réalités que j’aborderai successivement, nous évoquerons les mutations qui sont entrain de s’opérer. Les blessures et les servitudes ne manquent pas, mais je pense que comme salésiens et salésiennes, religieux et laïcs, nous sommes invités à regarder la situation de la famille de façon constructive, à nous laisser interpeller par les défis profonds que nous lancent les situations avec les quelles nous sommes en contact, à étudier les actions éducatives adaptées pour préparer un avenir qui corresponde toujours davantage au Projet de Dieu sur l’humanité. Animés par l’esprit salésien, nous sommes des éducateurs et des éducatrices jusque dans la racine de notre être, c’est à dire que nous le sommes toujours et en toute circonstance. Eduquer c’est avoir confiance et accompagner avec amour.
La famille en Occident, réalité touchée par des transformations rapides
Actuellement, le terme de famille s’applique à des réalités de plus en plus hétérogènes selon les cultures, les différentes conditions de vie et l’évolution actuelle des législations des nations, surtout occidentales pour l’instant.
En ce moment, on parle beaucoup de la famille et il nous semble assister à une plus grande attention de la part des institutions politiques, sociales et ecclésiales. Il me semble pouvoir affirmer que cela se vérifie au niveau mondial, même si cette attention n’a pas toujours le même objectif. Le fait de la mettre au cœur des documents de l’Eglise, des discours politiques, des recherches théologiques et pastorales, sociologiques, anthropologiques, psychologiques, et de souligner le grand défi de l’éducation, est le signe de l’importance qu’elle revêt dans la société. Malgré les mutations culturelles continues et radicales, la famille continue à rester un point d’appui solide pour la société en tant que soutient et support pour la croissance des nouvelles générations, même si paradoxalement, il semble parfois qu’elle ne soit plus considérée comme importante en elle-même, au moins dans sa forme traditionnelle.
En effet, dans les pays occidentaux, la situation de la famille est considérée de façon ambivalente. D’une part elle continue à être l’institution avec laquelle on s’identifie le plus, à laquelle on attribue une plus grande valeur et d’autre part, un nombre de plus en plus grand de personnes pensent qu’il est possible de vivre des rapports affectifs sans former officiellement une famille. La famille plus valorisée est la famille d’origine, si l’ambiance crée en son sein est positive. Plusieurs études mettent en évidence que la famille est encore l’institution qui, plus que toute autre institution sociale, suscite confiance. Cette valorisation serait motivée par des raisons affectives, la recherche de sécurité dans une société complexe où souvent règne l’insécurité, le besoin de trouver une certaine chaleur où se réfugier dans les moments difficiles. Cela explique que dans certains contextes, par exemple dans les pays du sud de l’Europe les jeunes prolongent leur permanence en famille parfois pendant plusieurs années, demeurant avec les parents même quand ils ont terminé leurs études et parfois quand ils ont un emploi. Cette situation qui révèle la préférence pour la sécurité, la facilité de la vie n’aide pas les jeunes à assumer leurs responsabilités, ce qui est nécessaire pour grandir dans leur vie d’adulte et pour se préparer à former leur propre famille.
Dans les pays du Nord de l’Europe et en Amérique du Nord, le détachement de la famille survient, généralement, plus tôt. Parfois dès la fin des études secondaires ou au début de l’enseignement universitaire, beaucoup de jeunes commencent à mener une vie autonome et indépendante, à assumer des responsabilités. Certains commencent à vivre ensemble avec des jeunes de leur génération ou en couple, dans le but de faire une expérience et éventuellement cheminer vers le mariage.
Beaucoup de jeunes cultivent l’idée de former officiellement une famille, de mener une vie de couple et de famille, unis par le lien du mariage. Mais beaucoup d’autres s’orientent vers un rapport de couple en dehors du mariage. La culture du consentement personnel semble prendre le dessus sur l’aspect social qui porte à rendre compte à d’autres des propres choix. Une minorité, cependant, voit dans le choix du mariage un motif d’affirmation sociale et de reconnaissance publique. Tel est le cas, par exemple, des couples homosexuels qui revendiquent la possibilité de se marier pour jouir d’une série de droits et d’avantages sociaux attachés à l’institution du mariage.
Tout cela met en évidence la diversification des formes de couples et de « familles ». A côté des couples et des familles liées par le mariage se rencontrent de nombreuse formes de cohabitation de fait, composées de personnes qui sont ensemble sans aucune reconnaissance publique. Parfois il s’agit d’unions qui durent dans le temps et sont assez féconds. Dans d’autres cas, les unions de fait reflètent l’orientation de personnes qui opèrent des choix non définitifs, dans une époque assez changeante et incertaine.
La notion de fidélité subit aussi un changement. Ce n’est pas que les jeunes d’aujourd’hui ne soient pas sensibles à la fidélité au partenaire avec lequel ils ont décidé de parcourir un certain chemin. Ils sont libres de se lier ou non. C’est justement grâce à cette liberté qu’ils tendent à revaloriser l’idée de fidélité s’ils décident de créer un rapport de couple. Mais l’idée de fidélité, qui se fait jour aujourd’hui, est différente de celle du passé où prévalait la fidélité à la personne. Le lien d’amour était conçu pour toujours, orienté vers le maintien dans le temps du projet de vie partagé en couple. Aujourd’hui on tend à affirmer une conception de la fidélité plus liée à l’histoire, à l’expérience de vie qu’à la personne, plus attentive à la qualité de la relation qu’au fait de maintenir dans le temps le projet initial. La valeur se déplace de la personne vers la relation, tandis que les perspectives de réalisations n’embrassent plus des temps longs ni définitifs. Ce qui est significatif aujourd’hui pourrait ne pas l’être demain ; les conditions de vie sont complexes et cela rend difficile de s’engager dans des projets et des choix totalisants. On s’efforce de donner une validité, une qualité au présent, sans pour autant penser que le futur soit déjà déterminé.
Les jeunes tendent aujourd’hui à construire leur rapport de couple autour de quelques valeurs : L’estime et le respect réciproque, la fidélité, la disponibilité pour discuter ensemble de problèmes éventuels, la compréhension, la tolérance, l’entente sexuelle. La qualité de la relation se fonde surtout sur une grande affinité de communication. On donne moins d’attention à certains aspects tels que celui d’avoir des enfants, le fait de ne pas être conditionnés par la famille d’origine, passer ensemble le plus longtemps possible, le partage des travaux domestiques, compter sur un bon salaire, partager une même vision du monde et de la société.
Dans toutes les nations d’Europe les échecs familiaux sont nombreux et provoquent des séparations, des divorces, des ruptures. Pourquoi beaucoup de couples se défont-ils ? A la base se trouve une culture du provisoire, de l’expérience. A un moment donné, souvent en raison des circonstances parfois professionnelles, surgit un attrait pour d’autres personnes ou relations. Une autre cause se situe dans la grande envie de vivre des relations significatives et si celle qui se vit ne correspond pas à ce désir on se laisse attirer par d’autres relations plus attrayantes. Pour certains jeunes, les divorces sont dus au manque de maturité avec lequel est affronté le choix du mariage. On accepte moins de vivre le sacrifice et on cherche davantage la propre réalisation. La rupture est souvent motivée par la recherche d’un bonheur plus grand, par l’insatisfaction de la relation qui se vit et cela même si les enfants en subissent les conséquences. On peut remarquer l’acceptation sociale croissante de la séparation légale comme une solution aux conflits entre les conjoints, même si elle marque en profondeur les personnes qui la subissent comme celles qui la décident. Les conséquences sont généralement profondes chez les enfants pour la souffrance causée par une séparation des parents et parfois pour les tiraillements dont ils sont l’objet. Les résultats scolaires sont souvent un test et ils constituent aussi un signal d’alarme. La violence, l’agressivité qui se développent chez les jeunes dans certains contextes sont un cri d’appel au secours lancé à la famille et aux éducateurs. Elles sont le signe d’un malaise profond qu’ils portent en eux. Le Système préventif, pour la qualité de relation qu’il préconise et la création d’une ambiance éducative caractérisée par l’esprit de famille salésien, est une réponse particulièrement adaptée à l’accompagnement d’enfants et de jeunes blessés par les situations familiales problématiques.
Un aspect important de la situation familiale est représenté par le niveau de la natalité. Celui-ci est assez bas dans les pays occidentaux, tandis qu’il est élevé dans d’autres parties du monde, surtout dans les pays plus pauvres. En Europe et en Amérique du Nord, les situations sont variées selon les groupes sociaux, même si les tendances de fond sont globalement identiques. La fécondité est généralement plus grande dans les groupes des immigrés. Le phénomène migratoire a des incidences notoires sur la population d’accueil comme sur les populations des pays de départ.
Dans beaucoup de pays occidentaux, les naissances ne compensent pas les décès et de ce fait, on assiste à un vieillissement de la population, à un déclin démographique qui touche toute la société. Les conséquences se feront surtout sentir dans l’avenir car la diminution des jeunes appauvrit nécessairement la vision d’avenir et la capacité créative d’une société.
Il est intéressant de considérer quelques données récentes qui précisent la situation de la famille dans l’Union Européenne.
Le Réseau Européen de l’Institut de Politique familiale (IPF) a présenté le 9 mai 2007 au Parlement européen, dans le cadre de la célébration de la journée de l’Europe, la relation sur l’évolution de la famille en Europe 2007. Elle expose et analyse les indicateurs plus significatifs en relation avec la famille à partir des données provenant de divers organismes internationaux. Comme résultat de cette analyse, l’IPF propose d’adopter un ensemble de mesures d’ordre social, économique, culturel qu’il considère nécessaire afin que dans les politiques européennes s’implante progressivement une vraie « perspective de la famille ».
Selon Lola Velarde, président du Réseau Européen de L’Institut de Politique familiale, les indicateurs regardant la population, les mariages, les ruptures familiales, se sont dégradés durant ces 25 dernières années. « Le panorama de la famille en Europe s’est aggravé de manière préoccupante » affirme-t-il.
Selon les données de la Relation, malgré la croissance de la population de 33,8 millions d’habitants, les mariages sont en baisse énorme. Dans les 27 pays de l’Union Européenne entre 1980 e 2005, le nombre des mariages est diminué de 22,3 %.
L’âge des mariages est retardé : la moyenne européenne voit les hommes se marier à 30 ans et les femmes à 28, avec un retard de 4,5 ans respectivement à la moyenne de 1980. Est aussi retardé l’âge de la première maternité qui dans L’Union Européenne est proche de 30 ans. La moyenne se situe entre la Pologne qui enregistre l’âge plus bas pour la première maternité (27,9 ans) et l’Espagne qui enregistre la maternité plus tardive (30,9 ans).
Les mariages ne sont pas stables. Durant les 25 dernières années les divorces et les séparations ont augmenté de 55%, atteignant une moyenne de un chaque 30 secondes.
Entre 1990 et 2005 on compte 13.753.00 échecs matrimoniaux touchant 21 millions d’enfants. Le record des divorces est relevé en Allemagne, suivi de la Grande Bretagne et de la France. En terme de pourcentages d’augmentation des séparations et des divorces, vient d’abord l’Espagne avec une augmentation de 183%, suit le Portugal avec 89 % et l’Italie 62%
Le nombre d’enfants qui naissent en dehors du mariage augmente : chaque année dans l’Union Européenne deux millions d’enfants naissent en dehors du mariage, c’est à dire un enfant sur trois. Le pourcentage des enfants nés de parents non mariés varie de 55% en Suède à 45 % en France et à 14,9 % en Italie jusqu’à 4,9 % en Grèce.
Du point de vue démographique, la fréquence des avortements est très élevée dans les 27 pays de l’union Européenne : un avortement est provoqué chaque 25 secondes. Seulement en 2004, le numéro d’enfants avortés dans l’Union Européenne a atteint le chiffre de 1.235.517. Selon le rapport de l’IPF « l’avortement est devenu la principale cause de mortalité en Europe, bien au-delà des autres causes de mortalité comme le suicide, les accidents de la route, la drogue, l’alcoolisme, le sida, les maladies.
Une autre donnée préoccupante est la modeste croissance démographique de l’Europe et le vieillissement relatif. Entre 1994 et 2006, la population européenne est augmentée de 19 millions de personnes, parmi lesquels 15 millions, soit 69% sont immigrés. S’il n’y a pas un virage dans les politiques démographiques, le rapport calcule que en 2025 l’Europe commencera à se dépeupler lentement En même temps, le vieillissement de la population progresse rapidement. Dans ce contexte l’Italie est le pays qui a la plus haut pourcentage de personnes âgées (19,4%) et l’Irlande est le pays qui a le plus haut pourcentage de jeunes.
Mais ce qui est plus préoccupant, selon Lola Velarde, est l’abandon de la famille de la part de l’Union Européenne dans la période 1980-2006. A cela il faut ajouter les faibles ressources que les Etats destinent à la famille. En moyenne, les pays européens destinent moins de 8% des dépenses sociales à la famille. A ce sujet, Lola Velarde a souligné que la famille « joue un rôle clé pour diminuer les problèmes de chômage, de maladie, de drogue, d’exclusion » et qu’elle est « le premier noyau de solidarité de nos sociétés et pas seulement comme unité juridique, sociale et économique, mais surtout comme unité d’amour et de solidarité ».
Un aspect clé est effectivement la relation. En effet, la famille est considérée par les sciences humaines, surtout la sociologie et la psychologie, comme un phénomène essentiellement relationnel. Elle est le lieu où se tisse un réseau de relations. Pour cela elle est à la base de la vie de la société et c’est en son sein qu’il est possible de se former à la vie sociale. Le Pape Jean Paul II dans la lettre aux familles n.17 affirme que la famille doit être reconnue dans son identité et acceptée dans sa réalité de sujet social.
La diversité des formes et des conceptions familiales qui revendiquent une reconnaissance légale et sociale interpellent pour une réflexion approfondie sur l’identité de la famille dans la dimension théo- anthropologique selon le Projet de Dieu et la vision de l’Eglise. Jean Paul II affirmait que « l’homme est devenu « image et ressemblance » de Dieu non seulement à travers sa propre humanité, mais aussi à travers la communion de personnes que l’homme et la femme constituent depuis le début. L’homme devient image de Dieu au moment de la communion plus qu’au moment de la solitude » (Audience générale du 14 novembre 1979).
Je tiens à souligner qu’il existe aujourd’hui de nombreuse expériences de jeunes qui, dans l’Eglise, se préparent au mariage de façon très profonde et engagée. Ils sont désireux de vivre une vie de couple et de famille correspondant au Projet de Dieu, basée sur la relation avec Lui qui est la source permanente de leur amour. Pour ne citer qu’un exemple car il y en aurait certainement beaucoup dignes d’être cités, je retiens l’expérience vécue dans notre communauté de Filles de Marie Auxiliatrice de Subiaco en Italie où des centaines de « couples du oui », ainsi se sont-ils eux-mêmes dénommés, se réunissent régulièrement d’abord pour une préparation au mariage, souvent pour sa célébration selon le choix d’un style marqué par l’essentiel et la solidarité, et ensuite pour continuer régulièrement à se ressourcer ensemble surtout autour de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. L’existence, un peu partout, de telles initiatives et de la vitalité de nombreux groupes familiaux et associations significatifs, constitue une espérance qu’il est important de soutenir, de cultiver, de développer.
Le 9 mai 2007, lors de la conclusion à Milan d’un important congrès international sur le thème : la famille dans la citoyenneté européenne. Un défi pour l’Europe élargie, organisé par le Centre International Etudes de la Famille (CISF), centre culturel de Famille Chrétienne, auquel ont participé des experts et intervenants provenant de : l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, le Portugal, la Slovaquie, l’Espagne, la suède, outre les nombreux représentants de diverses associations familiales italiennes et étrangères, il a été déclaré : « Aujourd’hui nous avons besoin d’une idée de la famille au niveau européen, qui en reconnaisse l’importance aussi pour la construction de la nouvelle citoyenneté européenne : l’Europe a besoin de la famille pour construire son futur, parce que c’est à travers la médiation de la famille que passent et se concrétisent les valeurs qui fondent l’identité européenne :paix, justice, égalité, solidarité, respect de la diversité ».
Dans notre mission éducative nous sommes très interpellées par le soutien que nous pouvons donner aux familles avec lesquelles nous sommes en relation et par la formation des enfants et des jeunes. A la fin de la plénière du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe qui s’est tenue au Portugal du 3 au 7 octobre 2007, le évêques ont déclaré : « L’Europe perdra son avenir si elle perd la famille. Mais malgré les difficultés, les signes de reprise ne manquent pas. Nous avons le témoignage de très nombreuses familles qui vivent avec cohérence et joie leur propre vocation. On rencontre de plus en plus de jeunes couples décidés à vivre pleinement leur mariage et à avoir plus d’enfants. Il existe aussi des signes de reprise et d’attention pour la famille de la part de la politique ».
Avec l’optimisme salésien nous pouvons contribuer à renforcer ces signes positifs et à les accompagner par nos engagements actifs dans la société. Les laïcs particulièrement, peuvent jouer un grand rôle à travers leurs engagements dans la société. Tous ensemble nous pouvons constituer une force par notre témoignage de vie et par le partage de nos convictions dans notre mission éducative, dans nos relations.
Visages de la famille en Afrique