HISTOIRE

DU

A

Temps de mutations (1947-1976)

Période monochrome

Le Père Mongour crée une nouvelle maquette. Elle durera près de 20 ans. Le bulletin revient au format standard 31X27, avec 32 pages. De bimestriel, il passera trimestriel en 1948. Chaque journal est imprimé monochrome avec une encre de couleur, textes et photos, avec une grande photo sur la « une ».

  Il présente les diverses maisons de France, et des nouvelles des Missions, la vie de l’Église et de la Congrégation, le Concile, béatifications et canonisations. La pédagogie salésienne expliquée, est illustrée par le Père Jean-Marie (Joseph Aubry) dans « Une histoire pour Michou et Line, mes grands amis ». Le courrier de la reconnaissance remercie pour les grâces obtenues en priant Marie Auxiliatrice ou les saints salésiens dont le nombre augmente : Dominique Savio, Marie Mazzarello, en attendant Philippe Rinaldi, Michel Rua, Maman Marguerite et d’autres. La nécrologie des bienfaiteurs et salésiens termine chaque journal.

Virage

Le changement de rédacteur en chef pour janvier 1967 marque des orientations nouvelles. Le Père Émile Bourdon va réunir des articles de fond, souvent assez longs, sur des problèmes de notre monde. Par sa sensibilité aux réalités sociales de la vie des jeunes et des adultes, notamment du monde ouvrier, il fait une œuvre moderne, attrayante et efficace. Il commence par une interview du Père Girardi, l’œcuménisme à Taizé, le service des plus pauvres en Inde. Mais aussi un texte de Paul VI et un autre du Supérieur général, Don Ricceri. Typographie plus claire, mise en page aérée, grandes photos en noir et blanc rendent la revue plus agréable, plus lisible. Les grâces obtenues par la prière ne sont plus mentionnées.

Cent mille lecteurs

La mise en page s’améliore encore à partir de septembre 1967, grâce à un changement d’imprimerie : on quitte Lyon pour Bruxelles. En effet, les trois Provinces de Paris, Lyon et Bruxelles se sont mises d’accord pour ne faire qu’un seul bulletin salésien. Des fonds de couleur viendront renforcer la mise en valeur de certains articles.

Chaque numéro est centré sur un thème : le monde ouvrier, la J.O.C., la femme, Emmaüs, la négritude, etc. Et mai 68 qui marque profondément les articles par tous les problèmes soulevés. Cette période comporte également la remise en question des Salésiens, par des Chapitres d’aggionamento faisant suite au Concile. Tiers-Monde et Quart-Monde, sexualité et rôle du corps, vocation, mission auprès des ouvriers, des gitans, et le sous-développement. En 1971, le tirage du Bulletin dépasse les 100.000 exemplaires. Après seize ans de collaboration au bulletin, le Père Gillet, de Belgique, demande à être remplacé, et le Père Bourdon également.

Au carré

Changement à tous les niveaux en 1975. La rédaction revient à une équipe de huit personnes, cinq Salésiens et trois Salésiennes, des Français et des Belges, sous la direction du Père Georges Lairesse. Le format devient carré ce qui est une façon d’économiser sur le prix du papier et du port. Le titre « Bulletin Salésien » s’orne d’un sous-titre « Don Bosco Aujourd’hui » pour marquer une volonté accrue d’actualiser le message du fondateur. En particulier, chaque numéro comportera un important dossier d’actualité. La formule se rode pendant un an.

Suite : Don Bosco Aujourd'hui 1975 - 2000

 

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dba 14/10/08