Journées exceptionnelles des 23 et 24 juin 2007 :
Dans nos maisons salésiennes, faire la fête est quelque chose
d’essentiel. Nous avons donc imaginé de marquer l’anniversaire des
120 ans de la création de notre établissement en invitant les Soeurs,
les anciens professeurs et élèves ayant vécu et/ou travaillé à Nice
Nazareth, au moment de la fête de fin d’année, les 23 et 24 juin 2007.
Les Soeurs invitées n’ont pas toutes pu se
déplacer, mais certaines sont venues de Toulon, Marseille, Salon de
Provence, Lyon, Thonon et Paris. Des religieuses nous ont gentiment écrit ou
téléphoné pour nous assurer de leur union par la pensée et la prière.
Dans l’après-midi du samedi 23 juin, sont
arrivées :Sr Christiane, Sr Gilberte, Sr Jacqueline,
r Suzanne, Soeur Janine, Sr Josephte, Sr Thérèse Florenzano, Sr
Marie- Thérèse Ponzo, Sr Roselyne, Sr Anna, Sr Rose. Suivies de Sr
Thérèse Pirola, de Sr Marie- France Chabert et Sr Marie- Joseph Vigneras.
Elles ont souhaité visiter la maison pour se rendre compte des
changements réalisés depuis leurs départs. Nous nous sommes ensuite
retrouvés dans notre salle de réunions, où nous avions préparé : Une
exposition de documents recherchés dans les archives : photos, livrets,
cahiers… Des panneaux présentant des extraits des monographies écrites
par les Sœurs qui ont vécu à Nazareth entre 1911 et 1979. Cette lecture
nous a énormément intéressés et nous a instruits sur des événements
liés à l’histoire de l’établissement ou à l’Histoire tout court.
- Un superbe Livre d’or réalisé par Soeur
Claudette et Sœur Rose-Claire, qui ont réuni les souvenirs écrits par
les Soeurs, qui ont vécu à Nazareth. Une maquette réalisée par un
élève permettant de suivre le développement des bâtiments. Un buffet
était ensuite organisé à leur intention. Elles ont eu la surprise de se
trouver entourées par de nombreuses personnes appartenant ou ayant
appartenu au personnel de l’établissement .Monsieur Salles, député et
membre du Conseil d’administration est venu passer un moment avec nous,
ne pouvant être là dimanche. Il y eut de l’émotion dans l’air et
beaucoup de souvenirs ont été évoqués ici ou là, autour des tables.

!La soirée s’est achevée par un spectacle conçu
et animé par des collégiens et leurs professeurs. Les jeunes étaient
heureux et l’ambiance survoltée.
Le dimanche 24 juin, à 10h, nous nous sommes réunis
pour prier ensemble au cours de la messe célébrée, dans la cour, par le
Père Jolly. Des Pères de don Bosco se sont joints à nous.
A la fin de la messe, Monsieur de Lansalut a tracé
l’historique de Nazareth. Puis nous ont fait l’honneur de prendre la
parole : Soeur Suzanne, qui représentait notre Tutelle et s’est
exprimée au nom de Soeur Marie-Agnès, Monsieur Jamain, notre Directeur
diocésain, madame Elophe, mandatée par Monsieur Peyrat, maire de Nice,
Monsieur Loupie, notre président d’OGEC.
Nous étions tous sincèrement heureux de nous
retrouver ensemble pour fêter notre maison. Toute l’assemblée a
ensuite été conviée à l’apéritif suivi d’un buffet froid dressé
sous des tentes dans le pré derrière la maternelle. Ce fût un
sympathique moment de convivialité, sous le soleil
La fête s’est poursuivie par le spectacle offert
par l’école maternelle et primaire. Chacun a fait le maximum pour que
les prestations soient agréables à regarder. Mais tout a une fin. La
plupart des Sœurs ont du reprendre les voitures pour rejoindre leurs
communautés. Nous les avions vu heureuses de ces moments passés parmi
nous et cela nous a réjouis. Nous pouvions décompresser et tourner la dernière page. La place
est maintenant aux souvenirs…
Merci à tous ceux et celles qui nous ont fait
l’amitié d’être là !
Historique de notre établissement par Monsieur
de Lansalut:
« Ma Soeur, Madame, Monsieur, chers
Parents, Merci de votre présence pour célébrer l‘anniversaire, le
double anniversaire de notre Maison. Merci plus particulièrement à vous
mes Soeurs, qui avez fait le déplacement pour être avec nous
aujourd’hui.
Nazareth, est à l’origine,
l’oeuvre d’ un Prêtre, le Père Picus, qui créa, vers 1887, avec
madame Anne Boivin et mademoiselle Delzons une fondation,
en vue d’héberger et d’éduquer une trentaine d’orphelines.
On y vivait de la culture de la vigne et de la fleur d’oranger. En 1911,
les « dames de Nazareth » firent appel au Père Cartier, Salésien de
Don Bosco, qui proposa l’oeuvre aux Soeurs Salésiennes puisqu’il
s’agissait d’un orphelinat de filles. Comme il est dit dans la
chronique de la Communauté, « nos Sœurs s’accommodèrent bien des
locaux vétustes, mais les difficultés furent nombreuses. Le mot
d’ordre était de tenir en patience et en charité ». « Les soeurs ont
à peine de quoi vivre et doivent « s’industrier » à divers travaux
rétribués pour nourrir la communauté et les enfants ».
La situation ne s’améliora qu’à
partir des années 30. Le Père Cartier, ayant vendu une partie de la
propriété, les Soeurs purent développer Nazareth.
En 1935, elles construisirent le
bâtiment le long de Gambetta pour éviter que l’on ampute à nouveau la
propriété.
Pendant la guerre, à la demande de la
mairie de Nice, s’ouvrit un jardin d’enfants pour le quartier. Puis «
pour occuper les jeunes filles désoeuvrées, de plus de 14 ans », un
centre d’enseignement ménager a été créé, en 1942 . Les jeunes
filles étaient internes. On ne peut passer sous silence l’action des
Soeurs, pendant cette période et en particulier celle de la Directrice, Sœur
Chopin, pour sauver des enfants juifs des mains de la Gestapo, en les
cachant à Nazareth.
Dans les années 60, l’enseignement
ménager céda la place au collège d’enseignement général. Les
nouvelles constructions accompagnèrent le développement des effectifs :
Le stade en 1965. Le bâtiment « collège » et le gymnase en 1991 La
maternelle en 1998.
Lorsque l’on relit les chroniques de
la communauté des Soeurs depuis 1911, on est frappé par l’importance,
adaptée à chaque époque, de ce qui doit nous guider encore
aujourd’hui :
la vie pastorale et spirituelle la vie
de famille avec les fêtes qui jalonnaient la vie de la maison ; tout
était sujet à célébration : on se réjouissait d’une simple
promenade à Villefranche sur mer… l’enseignement qui s’est adapté
aux époques pour rester toujours en cohérence avec la société. A nous tous de
poursuivre cette oeuvre, au service de nos jeunes et de nos familles. »