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On
juge de l’arbre à ses fruits. Le plus beau fruit de sainteté
obtenu par Don Bosco est saint Dominique Savio.
Ce
jeune paysan allait avoir treize ans au printemps 1855. Il était
à l’oratoire St François de Sales de Turin depuis six mois et
avait un fervent désir de sainteté. Il essayait d’imiter les pénitences
corporelles que l’on trouve dans la vie de certains saints, ce
que Don Bosco lui interdit formellement. Un dimanche de mars, il
fut ébloui par un sermon de Don Bosco. Il y développait trois
points : « C’est la volonté de Dieu que nous nous
fassions tous saints ; il est très facile d’y arriver ;
une grande récompense attend au ciel celui qui parvient à se
faire saint. ». Pour Don Bosco, la sainteté n’est pas réservée
à quelques faiseurs de miracles ascétiques. Dieu veut notre
salut à tous, c’est sa volonté que nous devenions tous saints.
La sainteté n’est pas tristesse et refus du plaisir. Dans une
maison de Don Bosco la sainteté consiste à rester toujours
joyeux.
Mais
la sainteté qui est un don de Dieu n’est pas pour les mous, les
endormis, ou les petits plaisantins, encore moins pour les
vicieux. La sainteté réclame de vigoureux efforts, qui génèrent
la vertu. La biographie de Michele Magone donnait la recette. Elle
louait « sa sollicitude exemplaire pour ses pratiques de piété »,
sa « ponctualité dans ses devoirs » l’exactitude à
accomplir son devoir d’état de collégien, sa « dévotion
envers la bienheureuse Vierge Marie », sa vigilance dans la
conservation de la pureté, et sa charité envers le prochain.
Cette charité étant surtout apostolique. Ainsi la première
chose que Don Bosco demanda à Dominique fut de s’employer à
gagner des âmes à Dieu.
Et
guidé par Don Bosco Dominique appliqua ce programme : être
toujours joyeux, le meilleur pour l’exactitude dans le travail
en classe, le plus dynamique sur la cour de récréation, le plus
pieux à la chapelle. Attentif aux autres pour aider les plus
petits et les protéger des mauvais camarades. Avec ses copains il
fonda la Compagnie de l’Immaculée pour les entraîner sur le même
chemin de sainteté que lui, et veiller à ce que cet esprit se répande
dans toute la maison. De plus, à plusieurs, on s’aide à garder
le cap et à franchir les moments difficiles.
L’Église
ne s’y est pas trompé, en canonisant Dominique elle a montré
le chemin de la sainteté pour les jeunes proposé par Don
Bosco.
Jean-Pierre Monnier
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