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A deux pas du Lycée de Pouillé, vers Angers,
quelques Salésiens partagent une vie de communauté plus calme.
Ces frères « aînés » sont retraités, sans
doute ; âgés, peut-être… Mais sûrement pas coupés de
la vie et du monde.
« Ici, c’est le Paradis. Je ne sais pas
si le Bon Dieu pourra nous offrir quelque chose de mieux »,
dit malicieusement le Père Henri Hélier. « Ce n’est pas
une maison de retraite, c’est une maison de repos »,
insiste le Père François Boucher, responsable de la communauté
depuis bientôt 12 ans. Nichée au cœur du parc de l’Institution
Saint-Joseph, un lycée horticole, la maison est bien agréable.
Agrandie il y a quelques années, elle offre à chacun, outre sa
propre chambre, nombre de locaux communautaires : une
chapelle, bien entendu, éclairée par de beaux vitraux, une
bibliothèque, une salle de séjour avec journaux et téléviseur,
une salle à manger dont les larges baies vitrées ouvrent sur le
parc.
Ces religieux ont été, durant leur
« carrière », enseignant, chef d’établissement,
aumônier, accompagnateur de groupes ; l’un d’eux fut
même Provincial. Aujourd’hui, l’activité est différente,
mais elle reste un moteur pour chacun : fleurissement de la
maison, distribution du linge, correspondance avec un prisonnier,
chronique de la maison, informatique, participation à une
association de soutien aux œuvres salésiennes d’Haïti…
« Nous plaçons en premier lieu de notre projet
communautaire les rencontres avec le Seigneur qui, dans un cœur
à cœur, nous permettent de vivre nos relations avec le Dieu
vivant », dit le texte de référence de la communauté. Et
ces rencontres-là nourrissent toutes les autres.
Si M. Le Coz part faire un tour avec son vélo,
le Père Boucher va visiter un confrère momentanément
hospitalisé, le Père Hélier observe le soleil avec sa lunette
bricolée, le Père Ochaba peaufine le classement de la
bibliothèque, M. de Raimond propose une aide bénévole dans une
maison de retraite proche, le Père Le Carrérès approfondit une
étude historique. Bref, l’inactivité n’est pas à l’ordre
du jour.
Une communauté qui accueille, prie, se forme,
et vit la fraternité
Dans le projet de vie de la communauté, on
peut également lire : « Nous restons associés à la
mission apostolique de la Province et y participons par le
témoignage, la prière et l’offrande de notre vie (…).
Nous voulons garder à notre communauté sa dimension religieuse
et missionnaire, selon notre règle de vie ». Ainsi, l’ouverture
au monde fait partie du quotidien : la communauté est un
lieu d’accueil. Des chambres sont libres, et les salésiens et
amis de passage sont toujours les bienvenus. En fin de matinée, l’Eucharistie
quotidienne de la communauté est ouverte aux personnes du
voisinage qui aiment y participer, parfois à plus de vingt.
Des temps réguliers ont lieu dans la journée,
pour les offices en commun, pour le chapelet, pour la messe. Des
temps personnels sont librement consacrés à une visite au
Saint-Sacrement. Pour se former et s’informer, une
bibliothèque bien équipée, une salle de lecture, avec de
nombreuses revues et des quotidiens, des ordinateurs à
disposition de ceux qui se sont initiés. Par ailleurs, en
communauté ou avec les religieux du diocèse, des sessions et
récollections sont organisées.
On n’oublie pas ceux qui ont des soucis de
santé, parfois hospitalisés, et que l’on visite avec
régularité. L’entraide communautaire s’exprime de nombreuses
manières à travers les services quotidiens. Les échanges dans
la communauté sont détendus, et l’ambiance fraternelle est
facilitée par un cadre reposant. Un avant-goût du Paradis ?
Jean-Noël CHARMOILLE |
Douceur angevine

Une vie de prière qui attire

Un partage de vie convivial

Lorsqu'un frère est malade,
il n'est pas oublié
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