Deux collèges comparent leur expérience des
sacrements quand il y a encore une présence des salésiens, ou
quand il n’y a plus de communauté de religieux.
Lyon Minimes
« Une communauté de 5 salésiens est
encore présente dans le collège. Nous avons la chance d’être
dans les bâtiments de l’ancien Carmel du Point du Jour avec une
belle et spacieuse chapelle. Nous y faisons de nombreuses
célébrations et elle est ouverte à la récréation de midi pour
que, seuls ou en petits groupes de prière, les jeunes puissent y
venir se recueillir devant le Saint Sacrement contenu dans le
tabernacle.
Quant aux célébrations eucharistiques, nous
avons d’abord une messe solennelle, un dimanche par mois, avec
chapelle fleurie, feuilles de chants et textes en couleur, petit
groupe de musiciens accompagnateurs… et une assemblée priante
et chantante.
Ces messes sont centrées sur divers thèmes
(sans négliger pour autant l’orientation liturgique des
dimanches où la messe se célèbre). On met ainsi l’accent sur
les commémorations suivantes : rentrée, missions,
Christ-Roi, étapes du baptême, solennité de St Jean Bosco,
Pentecôte, premières communions du collège, etc.
Outre ces dimanches, nous avons pour les
élèves et leurs catéchistes des célébrations et des
eucharisties en semaine, sur le temps scolaire. Régulièrement,
nous avons des messes (ou célébrations sans eucharistie) sur
plusieurs niveaux de classes dans la même journée pour les
fêtes liturgiques les plus importantes. En catéchèse, les
groupes viennent selon leur désir, se recueillir à la chapelle.
On y entend aussi, régulièrement, par niveau de classes, le «
mot du matin ». On y explique par petits groupes, le déroulement
de la messe…
Mais, il faut signaler aussi que beaucoup de
nos élèves viennent d’ailleurs, et n’ont été que peu ou
pas catéchisés : nous sommes donc confrontés à l’ignorance
et/ou à l’indifférence religieuse… Nous y réfléchissons et
agissons de notre mieux, avec la plus grande fidélité possible
au caractère explicitement catholique et salésien de l’établissement. »
Noël MAURO et Placide CARAVA
ESTIC Saint Dizier
« N’ayant plus de communauté
salésienne sur place, différents membres de l'établissement, en
lien avec la Tutelle salésienne, ont réfléchi à la façon de
coordonner la Pastorale de notre maison.
Les occasions de proposer des célébrations
eucharistiques sont rares en l'absence de communauté religieuse
et avec des prêtres diocésains très occupés par des paroisses
étendues. Aussi nous proposons souvent des célébrations de la
Parole, pendant lesquelles nous tentons de mobiliser les jeunes,
soit dans l'animation, ou en éveillant durant la célébration
leur curiosité pour Dieu, ou leur appétit spirituel, et ce
malgré les rigueurs du cadre scolaire. On peut dire que nous
avançons en vivant la communion ...
La communion s'exprime dans des rassemblements
(célébrations de la parole ou eucharistiques), des rencontres
(temps forts de première communion, fête de la foi, dans les
couloirs de l'établissement, en récréation), journées,
soirées, en week-end... De telles rencontres renforcent leur
cheminement de croyant, la conscience d'appartenir à une
communauté, sachant que leur Eglise, c'est notre école. Ils ne
sont rattachés à aucune autre.
J'ai invité les nouveaux internes à fêter
Noël, pour que cette fête ne revête pas uniquement un aspect
profane par le repas et la veillée dansante mais
aussi religieux. Je leur ai proposé de rencontrer les
volontaires pour animer une célébration à la chapelle.
Pour beaucoup, il n'y avait pas de bases catéchétiques. Nous
avons réfléchi au sens de Noël pour eux. Ils ont alors décidé
de se mettre en recherche de contes de Noël. Cela les a invités
à réfléchir aux valeurs transmises par ces contes. Ils ont
alors décidé de parler de fraternité entre eux. Je leur ai lu
un passage d'évangile qui parlait d'amour de son prochain.
D'autres se sont mis en recherche de chants pour accompagner ces
lectures. Les plus jeunes se sont mis à confectionner des
lumignons et lors de la distribution à tous, ils les ont
accompagnés de quelques mots : " que nous soyons lumière
pour les uns et les autres".
Entre la Fête de la Foi et la Confirmation, il
y avait une déperdition énorme de jeunes. J'ai donc proposé des
temps de rencontre. Cette année, nous nous sommes retrouvés
pendant trois samedis, temps pendant lesquels nous avons beaucoup
échangé sur des questions personnelles, et j'ai tenté
d'apporter un regard évangélique. Autant dire qu'ils sont en
recherche ... »
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Rodolphe FIOR