|
|
Don Bosco hier et aujourd'hui Sainteté salésienne aujourd'hui |
|
L’UNICEF l’affecte alors en 1992 en Somalie à Kismayo dans un contexte de famine et de luttes tribales. Là encore, son souci d’aider les gens à s’organiser a un grand impact. Ses olympiades permettront à 2000 combattants de laisser un temps leurs armes ! Il n’hésite pas à dénoncer publiquement les compromissions, le commerce des armes, l’avidité des chefs de guerre : « Ma vie a des hauts et des bas. Je suis tellement révolté et épuisé d’avoir à me battre sans cesse avec les autorités, les gardes et les marchandeurs. Leur avidité est écœurante. A l’inverse, je reprends courage quand je peux circuler et voir combien les centres de distribution et de santé fonctionnent bien, quand je découvre le plus beau visage d’humanité. » Il condamne à la radio et à la TV le nettoyage ethnique et demande l’ouverture d’un corridor de sécurité. Cela lui a sans doute coûté la vie. Le 2 janvier 1993, il fut assassiné par un tireur dans le port de Kismayo. Il avait 28 ans. Un saint en manches courtesToute sa vie, ce garçon hors du commun a pleinement partagé les idéaux de Don Bosco : l’engagement courageux au service des jeunes, la compassion, la joie. Son dynamisme stimulait tous ses collaborateurs. Ce grand organisateur avait toujours une idée en tête, un plan qu’il cherchait à appliquer surtout s’il s’agissait d’aider les jeunes dont l’enfance a été bafouée. « La compassion était la seconde nature de Sean. Non seulement il ne supportait pas de voir les gens souffrir, mais s’il se trouvait une possibilité de venir en aide, il cherchait à faire tout son possible. » affirme Joe Brown. Le courage lui semblait inné. Dermot, son père, lui répétait souvent : « Quand quelque chose n’est pas bien, tu dois avoir le courage de le dire ». Ses convictions et ses grands idéaux marquaient son entourage. Sean était toujours prêt à défendre ce qu’il croyait être vrai. Le Père John Reid témoigne : « Il était un chrétien exemplaire dans toutes ses activités quotidiennes, dans sa foi et sa claire moralité. » Mais son sens de l’humour était sans doute sa meilleure arme : Sean le farceur, Sean le comédien, Sean le magicien. Tel était son charisme pour répandre sa joie de vivre. Joe Brown témoigne : « Il était la vie et l’âme de la fête, alliant la bonne ambiance et les jeux spécialement où les jeunes étaient impliqués. » En Somalie, Boutros-Boutros Ghali dira : « Sean était un vrai soldat de la paix. » Un témoin pour notre temps ! Xavier De VERCHERERetour La lettre à nos amis |
Don
Bosco et la famille salésienne
Revue DBA et informations Pédagogie
et pastorale
Oeuvres salésiennes
Jeunes et volontariat
Art et foi Liens
Sommaire
© DBA