Don Bosco

 Don Bosco hier et aujourd'hui

A la suite de maman Marguerite

La Lettre à nos amis est un supplément de la revue Don Bosco Aujourd'hui qui paraissent en alternance   tous les deux mois. 

A la suite de maman Marguerite

Présentes dans le rural ou dans les villes, engagées en paroisse, socialement ou politiquement, retraités ou au travail, les « maman Marguerite » d’aujourd’hui ont gardé de la première coopératrice son dynamisme et son souci d’éduquer les jeunes humainement et spirituellement.

Bruno et Martine, salésiens coopérateurs à côté de Reims

« Notre vie ? Une recette toute simple. Mettez dans les 31 ans de vie commune, une priorité pour la famille : trois enfants et deux petits enfants. Ajoutez-y un goût insatiable pour la nature : nous sommes agriculteurs. Disposez sur un fond chrétien, une pointe de salésianité pour lier le tout et l’on devient vite « salésiens coopérateurs ». Don Bosco nous guide. Maman Marguerite, première coopératrice, elle, nous interpelle !

Quelle capacité à se rendre disponible pour se mettre au service des jeunes, dès le premier appel de son fils ! Garder de la disponibilité, repousser ce qui encombre la vie afin de mettre le cap sur « le salut du jeune » : Telle est notre priorité aujourd’hui aussi… Comme maman Marguerite, c’est aussi savoir s’adapter et innover face à une jeunesse bouillonnante, parfois difficile à comprendre…

Heureusement, on n’est pas « coop tout seul » ! C’est à travers les réunions du groupe que l’on prend du recul … »

Christine, coordinatrice des salésiens coopérateurs

« Jean Bosco montre le crucifix à sa mère, alors que celle-ci, mise à bout par les jeunes, pensait quitter le Valdocco. Cet épisode me vient quelque fois à l’esprit quand je bute sur les limites de la fatigue, sur les instants de doutes, sur mes propres limites : après une réunion d’aumônerie difficile avec des ados plus ou moins motivés, après certaines rencontres de l’équipe de collègues trop souvent démotivés, que j’anime au travail. C’est alors le moment de tout remettre dans les mains de Dieu et surtout de se reposer sur toutes les autres rencontres remplies d’attentions, de découvertes, de joyeuses complicités.

Ce qui marque Maman Marguerite, c’est sa présence à la fois discrète et efficace, sa foi solide, son attention bienveillante avec tous les jeunes qui comptaient, consciemment ou non, sur sa disponibilité. On peut vraiment trouver en elle le modèle de tout coopérateur. »

Nicole, enseignante à la retraite

« Avec Pierre, mon mari, j’ai rencontré à Pointe-Noire une équipe de missionnaires salésiens. J’ai pu admirer tout leur travail auprès de la jeunesse africaine. C’est alors que j’ai découvert Don Bosco et Maman Marguerite. Ce que j’admire chez cette femme, c’est son accueil et sa disponibilité et cela jusqu’au dernier jour de sa vie.

Arrivés à la retraite les projets étaient nombreux mais nous avons répondu à l’appel des missionnaires salésiens pour une action au profit de jeunes africains d’où un renouveau de notre vocation salésienne et africaine : C’est ainsi qu’est née l’ASETA*.

Etre coopératrice, pour moi, c’est tendre à vivre l’idéal évangélique de don Bosco dans l’action, participer à la mission de l’Eglise en coopérant aux œuvres salésiennes.

* Association pour le soutien aux Etablissements d’Enseignement Technique en Afrique

Renée, engagée dans la vie paroissiale

« …Fiat fut le oui de Marie, puis vint celui des apôtres qui laissèrent tout pour suivre Jésus ! Le ‘’oui’’ de maman Marguerite à son fils ! Ce oui qui fit d’elle la première Coopératrice ! Sa foi, sa bonté qui firent d’elle la maman de centaines d’enfants.

Je crois que le Salésien Coopérateur du XXIème siècle doit plus que jamais témoigner de sa foi. A la suite de Don Bosco, il doit être accueillant, serein, joyeux. Que l’on sache, que la raison de sa joie est Jésus Christ. J’avais un ami salésien qui, reprenant les paroles de St François de Sales me disait, après mon arrivée dans le Berry : « Fleuris où Dieu t’a planté ! » Don Bosco veillait ! Il pénétra, lentement mais sûrement, dans cette région qui ne le connaissait pas ! Nous sommes maintenant les dix salésiens coopérateurs du Centre local « maman Marguerite » de Barlieu tous engagés dans la paroisse.

Marie-Hélène, infirmière en milieu scolaire

« … Si j’ai pu être anxieuse par le passé, la confiance en la Providence qui émanait de Maman Marguerite quelle que soit la situation, m ‘a envahie moi aussi et désormais j’aborde les problèmes de la vie, à la maison ou à l’école avec calme, sérénité et confiance. Je sais grâce à Maman Marguerite que Dieu répond toujours, pas exactement comme on le souhaite, mais tellement mieux que ce que l’on désirait. Je me suis souvent demandée si Maman Marguerite n’est pas à l’origine même du système préventif. En effet après les vols des couvertures, le soir, elle disait des petits mots à l’oreille de chacun des enfants, conseillant à son fils « Fais comme moi ». C’est ainsi qu’est née l’idée du mot du soir. J’aime beaucoup dire des petites choses aux jeunes, car lorsqu’ils arrivent avec des visages fermés, ces petits mots leur rendent un sourire qui illumine leur visage. C’est une belle récompense qui m’étonnera toujours. »

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