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Outre son lycée horticole et ses centres
de vacances, l’œuvre salésienne du Bocage, à Chambéry,
comporte aussi une Maison d’Enfants. Dans ce lieu d’éducation,
sont placés des enfants et des adolescents. On imagine le rôle
positif de la fête pour dépasser une vie personnelle éprouvée.
Il
est 18 h. Les jeunes entrent peu à peu à la chapelle. Les
plus jeunes répètent une dernière fois le conte où ils
mimeront une crèche vivante. Gabriel finit de mettre au point le
rétroprojecteur pour passer les diapos qu'ont confectionnées les
jeunes. Le père Rojon accorde sa guitare. Quelque temps plus
tard, le premier chant est lancé.
La
plupart des enfants et adolescents sont là, tout surpris d'être
dans ce lieu si inhabituel pour eux. C’est pourtant un temps très
fort. Gabriel Tardy, Chef de service éducatif explique :
« La célébration, dans le contexte multiculturel qui
caractérise nos Maison d’enfants, est vécue comme un temps
important. Se retrouver ensemble, se rencontrer, se reconnaître,
jeunes, adultes, parents, dans ce lieu où certains entrent peut-être
pour la première fois, met bien en évidence ce sens profond de
Noël : être unis, solidaires, mais aussi ouverts et tolérants
dans nos valeurs, nos croyances, notre Foi. »
Les éléments de la convivialité : repas, chant, danse
« Lutter contre la violence, c'est construire
la paix ; et construire la paix, c'est commencer par sourire,
comme un enfant ». Tel est le message qui est offert à
chaque participant. La célébration s’achève avec « Ô
Happy Day », interprété par le
groupe chant, animé par Safia.
Vien ensuite le temps du repas convivial
qui rassemble les jeunes, leurs familles et les équipes éducatives.
Une compagnie de danse a animé la première partie de la soirée :
des étudiants mordus de jonglage et d'acrobatie ont présenté
gracieusement leur spectacle, suivi d'une démonstration d'un
club de danse (capoeira, tango, rock , hip-hop). Puis, ils
ont laissé la place aux artistes locaux, c'est à dire les
jeunes, pour un karaoké géant ! Nombreux ont été ceux qui se
sont essayé à leurs talents de chanteur ou de chanteuse.
La présence des parents : un encouragement
En tout, ce sont ainsi environ 180 personnes qui se sont retrouvées. La
fête de Noël 2003 aura été marquée par une importante
participation des parents. Invités par les jeunes délégués du
Conseil Jeunes, près de la moitié d'entre eux sont venus. Pour
Gabriel Tardy : « La présence des familles à
cette soirée était encourageante. Bien sûr, il s’agissait
d’un premier essai. C’est
inhabituel dans les établissements sociaux d’inviter les
familles à la fête : trop de craintes, trop de tensions
parfois. Pourtant, ce premier essai nous incite à le renouveler. »
Le
Directeur, Philippe Meunier, explique : « Ce temps de
Noël, comme toute les fêtes dans notre maison, est toujours
attendu avec impatience par les jeunes. Ils s'y retrouvent indépendamment
de leur appartenance à un groupe particulier. Les plus grands,
qui ont commencé à prendre leur indépendance, y retrouvent
leurs camarades. Les plus petits y côtoient les adolescents. Il
en est de même des adultes, avec la participation de tous les
personnels, au-delà des seuls éducateurs. Nos regards sur
les jeunes, sur nous-mêmes, s'en trouvent enrichis. Les difficultés
de la vie sont alors mises en arrière-plan ».
Après
cette soirée exceptionnelle, chacun a pu retourner tranquillement
sur son lieu de vie, la joie en tête, avec l'intime conviction
que si la magie de Noël n'existait pas, il faudrait l'inventer.
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