Don Bosco

 Don Bosco hier et aujourd'hui

Un atelier à l'Institut Lemonnier

La Lettre à nos amis est un supplément de la revue Don Bosco Aujourd'hui qui paraissent en alternance   tous les deux mois. 

L’enseignement professionnel aujourd’hui

L’enseignement professionnel est trop souvent dévalorisé, à tort. Il est pourtant fait d’une exigence de sérieux et de résultats que nécessite son objectif : amener des élèves, dès le terme de la formation, à entrer dans la vie professionnelle.

C’est certain, en créant son œuvre du Valdocco, Don Bosco posait les jalons de l’enseignement professionnel alors que nul n’y avait encore pensé. Dans le réseau salésien en France, 17 établissements sur 31 proposent un enseignement professionnel, tertiaire ou industriel, agricole ou horticole. Dans cet ensemble, l’Institut Lemonnier, à Caen, est un accueille aujourd’hui plus de 1500 élèves, dont la moitié sont en lycée professionnel et 15% en lycée agricole.

Le pari de la réussite

Aujourd’hui, à 80%, les jeunes qu’on accueille en lycée professionnel en France, n’ont pas choisi cette orientation. Face à cette situation, M. Jean-Paul Ruffin, Chef des travaux, précise : « Notre premier souci, c’est de les accueillir. Bien souvent , ils arrivent avec une réputation d’élèves difficiles, d’enquiquineurs de la classe. On leur dit tout d’abord que, de tout cela, on fait table rase. Pour nous, s’ils n’ont pas accroché précédemment dans leurs études, c’est qu’ils n’ont pas trouvé de quoi s’accrocher. Il nous revient alors de leur offrir une chance de réussir dans un domaine qu’ils ne connaissent pas. On fait même le pari, avec eux, que s’ils accrochent sur un domaine technique, cela pourra même rejaillir sur leurs résultats en enseignement général. Au départ, il faut les amener à réussir sur de petites réalisations. Si on les encourage, ils commencent à progresser. »

CAEN FROID2.jpg (17682 octets) L'enseignement professionnel fait appel à des technologies de plus en plus complexes.

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Le fait qu’un lycée général côtoie le lycée professionnel et technologique permet un certain nombre de passerelles pour les élèves de l’Institut Lemonnier. Par exemple, après un très bon BEP, un élève peut repasser en lycée technologique et se lancer dans une filière plus longue. Les enseignants de lycée professionnel sont amenés à entrer dans une démarche de motivation des élèves, en se basant sur une progressivité des apprentissages et des exigences de résultat. Le rôle des professeurs d’enseignement général (lettres, langues, sciences) est tout aussi important : aider les élèves à dépasser le souvenir des échecs passés, à se remotiver et à comprendre que ces matières leur seront utiles.

Un regard positif

Les élèves accueillis en 3ème professionnelle, les plus jeunes  n’ont pas encore de projet. Il faut les y aider. Ils découvrent plusieurs métiers en passant un certain temps dans chacun des ateliers, et des périodes de stage chez un patron. A la fin de cette première année, presque tous se déterminent pour une filière de lycée professionnel. Bien souvent, ceux qui quittent le lycée ont préféré choisir une formation en apprentissage.

Cette exigence et ce sérieux sont le premier apprentissage, difficile parfois pour des élèves au parcours scolaire chaotique. Venir avec son matériel, être attentif et assidu, tels sont les devoirs des élèves. Prévenus dès le départ, ils savent qu’ils ont un contrat à remplir et que, s’ils ne le respectent pas, ils seront sanctionnés. Le plus souvent, ce contrat est accepté et, lorsqu’elle survient, la sanction est acceptée.

Lorsqu’on demande à Jean-Paul Ruffin s’il y a une manière salésienne de faire de l’enseignement professionnel, il répond avec justesse : « Oui, il y en a une, qui ne devrait pas être exclusivement salésienne, c’est l’a priori positif du regard que l’on pose sur les jeunes. C’est d’ailleurs ce regard qui permet à un enseignant de créer une relation pédagogique qui donne des résultats assez rapides. Par ailleurs, nous essayons de dire aux jeunes que nous souhaitons leur proposer des éléments non seulement pour une réussite professionnelle et intellectuelle, mais surtout pour une croissance humaine globale. »

Jean-Noël CHARMOILLE

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Banc de démonstration du cycle frigorifique. 

Expérience en laboratoire.

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Une filière récente

Un lycée professionnel se doit d’avoir une capacité d’adaptation : dans ses structures, dans les méthodes d’enseignement, et dans les offres de formation, pour correspondre aux évolutions du monde de l’entreprise. Ainsi, le domaine du froid se développe de manière très forte : froid embarqué (transports frigorifiques), climatisation d’entreprise ou domestique. Face à ce constat, l’Institut Lemonnier, il y a dix ans, a commencé à proposer une formation dans ce domaine, et à développer cette filière tout récemment. Aujourd’hui, sa filière « Froid et climatisation » comporte un BEP et un Bac Pro.

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