| DBA N°944 |
Dans la galaxie salésienne |
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Don Bosco a fondé deux congrégations : les Salésiens, pour les hommes, prêtres et frères, et, avec Marie-Dominique Mazzarello, les Filles de Marie Auxiliatrice ou Salésiennes, pour les sœurs. Il a organisé un « tiers ordre », les Salésiens Coopérateurs, et l’association des Anciens et Anciennes des œuvres salésiennes. Il a créé l’Association de Marie Auxiliatrice, archiconfrérie de ceux qui prient pour les œuvres salésiennes et cherchent à faire du bien dans l’esprit de Don Bosco. Don Rinaldi, 3e successeur de Don Bosco, a fondé l’institut séculier féminin des Volontaires de Don Bosco. Mais la Famille salésienne est beaucoup plus vaste : elle regroupe diverses congrégations et associations fondées par des Salésiens, dans l’esprit de Don Bosco. Au début de son œuvre, Don Bosco ne pensait pas à fonder une Congrégation avec des Constitutions approuvées par Rome. Pour les jeunes orphelins qu’il recueillait, il voulait recréer une sorte de famille, où tous ses collaborateurs et collaboratrices tenaient des rôles différents et complémentaires. Progressivement, le besoin de structures précises et de règles s’imposa. Il se procura les constitutions de diverses congrégations et associations pour élaborer des structures rentrant dans les normes de l’Eglise. Ses successeurs, et ses fils, continuèrent avec cet esprit. Pour répondre aux besoins des Eglises locales, certains Salésiens ont créé des congrégations, des associations, dans l’esprit de Don Bosco, avec sa pédagogie, et le désir de continuer à ne former qu’une seule famille : la Famille salésienne. Ils répondaient ainsi aux conseils de l’Eglise, voulant éviter de voir, comme en France en 1901, les congrégations d’origine non nationales expulsées car étrangères. C’est le cas en particulier en Inde, où les étrangers furent chassés à partir de 1942. Dès cette date, Mgr Ferrando crée les Sœurs Missionnaires de Marie Auxiliatrice à Shillong, et en 1949, Mgr La Ravoire-Morrow fonde les Sœurs de Marie Immaculée à Krishnagar. Sœurs Missionnaires de Marie Auxiliatrice en Inde Fondées par Mgr Stefano Ferrando, Salésien, évêque de Shillong. En 1942, les missionnaires étrangers furent arrêtés. Mgr Ferrando imagina de s’adresser aux femmes du pays prêtes à donner leur vie pour le Christ. Un groupe de jeunes filles d’un collège des Salésiennes exprima le désir de devenir religieuses. L’évêque en fit la première congrégation indigène. Un Salésien devint leur directeur spirituel, et les Salésiennes assurèrent leur formation. La congrégation est formée d’indiennes de 37 groupes ethniques différents et comprend plus de 700 professes. Elles se consacrent à l’évangélisation et à l’instruction religieuse des femmes et des enfants des villages. Elles visitent les villages pendant 2 ou 3 semaines de suite, avec la faculté d’y porter le Saint-Sacrement, donnent des cours aux futures épouses, puis reviennent une semaine en communauté. Elles dirigent école, orphelinat et dispensaires en étroite collaboration avec l’Eglise locale. Leur spiritualité est profondément mariale. Sœurs de Marie Immaculée en Inde Fondées par Mgr Louis La Ravoire-Morrow, Salésien, évêque de Krishnagar (Bengale) en 1949. Elles ont une quarantaine de communautés en Asie, Afrique, Amérique et Europe et plus de 500 membres. Elles sont au service des paroisses de l’Eglise locale, où elles contactent les familles pour compléter l’évangélisation. Elles ont pour mission principale l’apostolat dans les villages, où elles vont à bicyclette, par 2 ou 4, vêtues du sari indien. Elles ont aussi des implantations dans les villes : oratoires, écoles élémentaires, dispensaires, ouvroirs pour les filles. Leur spiritualité originale s’inspire de Thérèse de Lisieux et de Don Bosco. Une charte de communionDe nombreux groupes constituent aujourd’hui la Famille salésienne. Ils forment un unique organisme vivant, ce qui explique aussi bien leurs convergences que leurs différences. La Famille salésienne regroupe des baptisés et des consacrés qui, avec l’originalité de leur don, se mettent au service de la mission de l’Eglise. Avec créativité, ils veulent redonner à la jeunesse le patrimoine spirituel et éducatif qu’ils ont reçu, et cela dans les divers contextes géographiques et culturels. Pour exprimer leur communion avec les Salésiens, ces groupes demandèrent à créer des liens officiels. Ainsi est née la « Charte de communion » en 1995. L’appartenance à la Famille salésienne « se nourrit d’un esprit commun, qui oriente vers une mission vaste et complémentaire en faveur des jeunes et du peuple, ainsi que de certaines caractéristiques propres et originales qui justifient la reconnaissance officielle, qui est donnée à un titre spécifique. » Un premier titre est celui des trois premiers groupes fondés directement par Don Bosco : Salésiens, Salésiennes, et Salésiens Coopérateurs. Ils sont ses héritiers directs, fondement et point de référence pour tous les autres en ce qui concerne l’esprit, la mission, la pédagogie et la pastorale. Un second titre est celui des divers groupes de vie consacrée, nés plus tard de la force créatrice du charisme de Don Bosco. Comme Don Rinaldi avait créé l’Institut séculier féminin des Volontaires de Don Bosco, et Don Vigano celui, masculin, des Volontaires avec Don Bosco, le P. Della Torre lance en Thaïlande l’institut séculier des Filles de la Royauté de Marie Immaculée. Un troisième titre, plus large que le précédent se rattache au patrimoine spirituel de Don Bosco et se définit comme un titre particulier d’appartenance. « Le titre juridique de l’appartenance est indiqué dans une lettre de reconnaissance officielle que le Recteur majeur envoie en réponse à la requête adressée par différents groupes. » Ainsi en 2002, 21 groupes étaient reconnus officiellement, 10 autres avaient demandé leur reconnaissance et cinq autres se posaient la question. Tous ces groupes prolongent et développent dans le temps et l’espace l’originalité de Don Bosco, chacun mettant l’accent plus particulièrement sur un point ou un autre. Ils découvrent également que pour avoir une action vraiment éducatrice et évangélisatrice, l’action d’un seul groupe ne suffit pas : il faut divers types d’interventions concertées, divers modèles de vie chrétienne, divers ministères complémentaires. Filles de la Royauté de Marie Immaculée en Thaïlande Fondées par Don Carlo Della Torre, Salésien, qui rejoignit le diocèse de Bangkok en 1950 pour se consacrer à son institut séculier naissant. C’est un Institut séculier diocésain de consacrées vivant dans le monde et pour le salut du monde dans le champ de l’éducation et de la jeunesse. Un centre : Don BoscoCe qui relie les différents groupes, c’est leur parenté spirituelle en Don Bosco, qui est vraiment le père de tous, le modèle de charité pastorale, et de pédagogie. Mais sans oublier la signification du terme salésien. En effet, la charité et la douceur de Saint François de Sales, choisi comme modèle par Don Bosco guide les membres de la famille salésienne. Ils prennent place dans le courant humaniste, mettant en valeur tout ce qui est positif, entrant, comme lui, dans la culture de leur temps, sans gémir sur les maux de notre monde, mais en stimulant le bien. Chacun a des dons positifs, il faut les découvrir et les mettre en valeur. Et comme François de Sales se confier à la Providence de Dieu, ressenti et aimé comme un Père. Ainsi, les Apôtres de la Sainte Famille centrent leur spiritualité sur François de Sales. Le Recteur majeur des Salésiens est le successeur de Don Bosco, il est le Père de tous, et le centre d’unité de la Famille salésienne. Il a comme fonction d’animer, de tisser l’unité, d’assurer la fidélité à l’esprit dans la variété des vocations spécifiques, et de coordonner les activités. Son rôle est moins de gouverner, ce qui revient aux responsables des divers groupes, que de servir l’animation avec la bonté et la paternité qui caractérisaient Don Bosco. Apôtres de la Sainte Famille en Italie Fondées en 1889 par le Cardinal Giuseppe Guarino, archevêque de Messine du temps de Don Bosco, et Salésien coopérateur. Il leur donna une Constitution proche de celle des Visitandines pour l’éducation morale et civile des filles du peuple. Mais leur œuvre, installée à Messine, fut détruite par le tremblement de terre de 1905. Elle fut refondée par Teresa Ferrara en 1912. Elle en assura la direction jusqu’à sa mort en 1956. Le Saint-Siège en confia alors la direction à une Salésienne. Au chapitre général de 1970, la congrégation devenue diocésaine clarifia son identité éducative et demanda la direction spirituelle des Salésiens. Elles ont pour but la formation de familles authentiquement chrétiennes. Leur spiritualité s’inspire de François de Sales. Selon la volonté du fondateur, elles se sont inscrites comme Salésiennes coopératrices. Traits caractéristiques salésiensSe référant à la devise de Don Bosco « Da mihi animas, coetera tolle » (Donnez-moi les âmes, et prenez le reste.) le Salésien, dans le concret de la vie quotidienne, est centré sur Dieu. Il exige l’attachement à la profondeur spirituelle et à l’intériorité apostolique, il oriente vers le mystère de la présence et de l’amour de Dieu, il suscite la respiration pour les âmes, et entretient la vivacité et la créativité de la charité pastorale. Il veut coopérer avec Dieu au salut des âmes. Une manifestation typiquement salésienne de la charité pastorale est le travail, entendu comme travail pour les âmes. « Le Salésien développe donc en lui toutes les vertus de l’homme d’action, et engage ses capacités et compétences personnelles pour la promotion personnelle, le progrès social et le salut évangélique des jeunes. » Ainsi la devise de la Congrégation de St-Michel Archange est : « Tempérance et travail ». Don Bosco, homme de dialogue, savait coresponsabiliser, même ses plus jeunes collaborateurs, et harmoniser les dons de personnes très différentes. Cela demande de trouver à chacun un travail en accord avec son caractère, sa mentalité, sa formation, de façon à ce que chacun se trouve à l’aise. Savoir susciter des collaborateurs qui travaillent en union les uns avec les autres rend la mission plus efficace. Don Bosco demande à ses successeurs le même amour de l’Eglise que lui. Cela se traduit par la prière, mais aussi la docilité au magistère, la fidélité aux orientations doctrinales, la disponibilité à aider l’Eglise locale, la défense de l’Eglise et du Pape. Toute l’œuvre de Don Bosco a eu pour objectif les jeunes, surtout les plus pauvres, qu’il a aimés comme un père, un maître et un ami. A eux sont consacrées spécialement Les Filles du Divin Sauveur, au Salvador, les Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie en Thaïlande et les Sœurs de Jésus Adolescent au Brésil. La méthode éducative mise en place par Don Bosco a pris le nom de système préventif. Il s’appuie sur la raison, la religion et le cœur. La place centrale du Christ se vit, dans l’esprit salésien, avec une sensibilité toute spéciale à l’Eucharistie. Enfin, comme Don Bosco, le Salésien fait confiance à Marie et s’appuie sur la dévotion à Notre-Dame Auxiliatrice, « celle qui a tout fait ». Congrégation de St-Michel Archange en Pologne Fondée par Bronislaw Markiewicz, vocation tardive, devenu Salésien et retourné en Pologne où il cherche à réaliser une œuvre de type salésien à partir de 1892. Don Rua envoie un inspecteur qui trouve que la vie des jeunes confrères est trop dure. Il demande de transformer l’œuvre. Markiewicz décide alors de se séparer des Salésiens, et fonde sa propre œuvre. Ayant plus de cent orphelins sur les bras, il crée une association de fidèles, « tempérance et travail » pour l’aider. En 1909, il avait 3 collèges et 472 jeunes. Pour s’en occuper il organise une congrégation de religieuses : les sœurs de St-Michel Archange. Filles du Divin Sauveur au Salvador Fondées par Mgr Pedro Arnoldo Aparicio, Salésien, évêque de San Vicente en 1956. L’institut est né d’un désir de vie consacrée chez des jeunes de milieu pauvre et de l’urgence de former des catéchistes dans une Eglise très pauvre en prêtres. L’évêque commença avec 5 filles volontaires, que les Salésiennes acceptèrent de former. En 1973, l’institut est devenu autonome. Elles font des vœux annuels. Elles sont plus de 130, toutes en Amérique Latine. Elles travaillent dans les paroisses à la formation de catéchistes et de maîtres chrétiens. Leur spiritualité s’inspire de Bethléem : humilité, service des jeunes et des enfants du peuple. Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie en Thaïlande Fondées par Mgr Gaetano Pasotti, Salésien italien. L’institut est parti d’un groupe de jeunes filles qui travaillaient à la cuisine et à la blanchisserie des Salésiens de Thaïlande et dont s’occupait un jeune prêtre, Carlo Della Torre. Elles reçurent mission de s’occuper aussi de l’éducation des filles et des femmes. Avec l’aide des Salésiennes, elles reçurent une formation et prirent leur autonomie en 1964 avec leur première supérieure thaïlandaise. Elles sont au service de l’Eglise locale pour les jeunes et les enfants. Plus d’une centaine de sœurs en 30 communautés, elles ont envoyé leurs premières missionnaires au Cambodge. Sœurs de Jésus Adolescent au Brésil Fondées en 1938 par Mgr Vicente Priante, Salésien brésilien, évêque dans le Matto Grosso. Face aux besoins d’un immense diocèse grand comme la France et disposant de peu de prêtres, l’évêque s’adressa à des filles ayant la vocation, mais issues de familles en situation irrégulière, refusées par les autres congrégations. Son successeur eut de grosses difficultés à faire admettre cette congrégation, reconnue diocésaine en 1975. Une cinquantaine de membres se dépensent en 6 diocèses du Brésil, et en Côte d’Ivoire. Elles s’occupent de l’éducation populaire, de la pastorale familiale et d’activités sociales, là où le manque de prêtres se fait le plus sentir. Leur supérieure générale est une Salésienne. La charité pastoraleEn imitant Don Bosco, chaque Salésien essaie humblement d’être signe et porteur de l’amour de Dieu aux jeunes et à toute personne qu’il rencontre. Cette charité pastorale se pratique en liaison avec toute l’Eglise et ses pasteurs. Elle est don de soi dans les services apostoliques les plus variés, et disponibilité inconditionnelle à l’action de l’Esprit. Il fallait vraiment être touché par l’Esprit pour lancer une congrégation destinée aux lépreux, les Filles des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie en Colombie. Don Bosco a été appelé « l’union à Dieu ». Il en résulte un style de prière particulier : dans son inspiration, elle est parcourue tout entière par le souffle du Da mihi animas ; dans son style, elle est juvénile, populaire, joyeuse et créative, simple et adhérant à la vie ; dans ses formes principales, elle va à l’essentiel : Parole de Dieu, Eucharistie, Pénitence, Marie Auxiliatrice. La mission salésienne s’adresse aux jeunes mais aussi aux milieux populaires : les accompagner dans les efforts de promotion humaine et de croissance dans la foi, en faisant ressortir les valeurs évangéliques dont les pauvres sont porteurs. Don Bosco met aussi en valeur la religiosité populaire, et l’oriente vers l’évangile. Pour cela il est à la pointe dans les moyens de communication sociale. La joie est une caractéristique de l’esprit salésien. Elle se manifeste dans l’optimisme : en tout jeune il y a un point accessible au bien, un point positif à valoriser. Le Salésien est optimiste : il saisit les valeurs du monde, retient ce qui est bon, et refuse de gémir sur son temps. Il sait goûter les joies quotidiennes dans l’espérance. La joie de la résurrection est centrale pour le mouvement des Témoins du Ressuscité vers l’an 2000, en Italie. Il en découle une bonté affectueuse envers tous. Et ce n’est pas toujours facile, cela demande un véritable effort de conserver sans cesse la douceur et l’équilibre, pour savoir aimer et se faire aimer. Un effort d’humilité pour n’être que des serviteurs, un effort de maîtrise de soi, un effort de courage et de patience pour persévérer dans l’action même, en sachant toujours donner avec joie. L’Eglise appelle à une nouvelle évangélisation, indiquant de nouvelles frontières et de nouvelles consignes. La famille salésienne est donc appelée à agir avec esprit d’initiative face aux situations ecclésiales, sociales, économiques et politiques inédites actuelles. Filles des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie en Colombie Fondées par le père Louis Variara, Salésien, en 1905. Envoyé en Colombie en 1894, le père Variara se voit confier une léproserie de 800 personnes à Agua de Dios. Il l’anime comme une œuvre salésienne : fêtes, musique, oratoire, théâtre. Il perçoit des signes de vocation religieuse chez les jeunes lépreuses, et les enfants sains nés de parents lépreux. Il fonde une congrégation avec elles. Mais face à l’incompréhension, il quitte le pays en 1919, et meurt 4 ans plus tard. 4 lépreuses et 2 jeunes filles saines décident de reprendre son œuvre, en offrant leurs souffrances pour d’autres vocations. Sous la direction d’une lépreuse Olivia Sanchez (morte en 1907) et d’une fille de lépreux, Anna Maria Lozzano (morte en 1969), l’institut est reconnu, et se développe. Plus de 400 membres sont répartis en 7 pays d’Amérique, en Guinée équatoriale, Espagne et Italie. Leur originalité est le rapport à la lèpre, à la souffrance et à la maladie, reçues comme des croix offertes pour les jeunes. Leur apostolat s’exerce auprès des plus pauvres, mais surtout des lépreux et de leur famille : éducation, dispensaire, aide aux malades, œuvres sociales. En 1975, elles ont lancé un institut séculier mixte « Movimento secolare Luigi Variara » qui permet à toute personne, et plus particulièrement aux malades, d’offrir leurs souffrances et de se mettre au service des petits infirmes.
Témoins du Ressuscité vers l’an 2000 en Italie Issu d’un groupe qui se réunissait autour de Don Sabino Palumbieri, Salésien, dans les années 1970. Devint un mouvement centré sur la joie de la Résurrection et le témoignage du Ressuscité. Désire vivre la spiritualité pascale, et la charité pastorale grâce à une formation biblique, théologique et spirituelle, l’exercice de la Lectio divina et la célébration typique de la Via lucis (14 stations du Christ ressuscité). Plus de 700 jeunes sont affiliés en une vingtaine de groupes. Ils ont lancé des missions au Pérou, au Rwanda, à Cuba et à Madagascar. Comportement nouveauLe renouveau voulu par l’Eglise pour tous les groupes et toutes les communautés ramène à la primauté de la vie dans l’Esprit-Saint. D’autre part chacun, des groupes de la famille salésienne doit faire un effort pour connaître les autres groupes et saisir l’originalité de chacun comme une richesse marquant la fécondité du charisme de Don Bosco. Ensuite, de la connaissance intellectuelle, il est bon de passer à la connaissance expérimentale : créer des contacts vivants, des rencontres, des moments de réflexion et d’étude, un partage surtout avec ceux qui vivent sur le même territoire. Chaque groupe peut collaborer à la pastorale des vocations, à la formation des membres, à la réalisation de missions en commun, etc. L’une des fondations les plus dynamiques, les Sœurs de la Charité de Miyazaki, sont actives sur tous les terrains, et ont dans leurs missions de promouvoir les Salésiens Coopérateurs ! D’autre part, la famille salésienne se reconnaît comme un mouvement ecclésial dont l’ampleur dépasse les frontières et les possibilités de chaque groupe officiellement reconnu, parce qu’elle intègre des personnes amies, sympathisantes et bienfaitrices, qui, sans appartenir à des groupes organisés et reconnus, travaillent cependant avec nous dans le style et l’esprit de Don Bosco. Elle collabore avec les Eglises locales, sans antagonisme ni contestation, mais en cherchant toujours l’estime réciproque, à la construction de la civilisation de l’amour. Les Damas Salesianas forment ainsi une association très originale. D’autre part, ce partage exige la fidélité de chacun à son groupe, à sa spiritualité spécifique. Par contre, les Salésiens de Don Bosco, en tant qu’héritiers particuliers portent la responsabilité d’animer l’ensemble de la Famille, de se mettre à son service par sa paternité sacerdotale. Sœurs de la Charité de Miyazaki au Japon Fondées par Don Antonio Cavoli, Salésien italien, membre de la première expédition missionnaire salésienne au Japon en 1926. Il a commencé par fonder en 1928 une « Conférence Saint-Vincent-de-Paul » féminine pour visiter les pauvres et les malades. En 1932, il lance avec elles un hospice. Sur les conseils de son supérieur, il transforme cette équipe en congrégation. Très éprouvée par la guerre, la congrégation risque de disparaître en 1945. Puis elle se développe considérablement au Japon, en Corée, en Amérique Latine et en Europe. Plus de 1000 membres se répartissent en 167 maisons, avec des directeurs spirituels salésiens. Elles contribuent à l’évangélisation en révélant l’amour de Dieu à travers des œuvres de miséricorde auprès des jeunes, des malades, des vieillards, et des pauvres. Leur spiritualité est centrée sur la dévotion au Sacré Cœur dans l’esprit de St Vincent de Paul, et sur l’Eucharistie, l’abandon à la Providence et le travail. Elles ont aussi pour tâche de promouvoir l’Association des Salésiens coopérateurs comme moyen d’apostolat Association privée de fidèles Damas Salesianas au Venezuela Fondée par Don Miguel Gonzalez, Salésien espagnol en 1968. Ce sont des femmes laïques, missionnaires, soucieuses de l’évangélisation et de la promotion sociale de la jeunesse et de la famille. Elles sont engagées dans leur milieu en tant qu’épouses et mères. Elles travaillent à construire la civilisation de l’amour, sans distinction de classes. Elles s’occupent de l’éducation des femmes, la formation à la maternité, la promotion de la femme indigène, l’insertion des femmes sortant de prison. Elles sont plus de 3000, surtout en pays de langue espagnole, structurées au niveau local, national et international. Elles prennent pour modèle Maman Marguerite. D’autres membres de la familleIl s’agit le plus souvent de congrégations féminines fondées par des Salésiens. Les chiffres indiqués remontent à l’an 2000. Salésiennes Oblates du Sacré Cœur en Italie Fondées par Mgr Giuseppe Cognata, Salésien, évêque de Bova Marina (Calabre) en 1933. Elles possèdent 75 communautés en Italie principalement. Elles ont été créées pour rejoindre les paysans les plus dispersés dans les montagnes, surtout dans les régions où n’existe aucune autre congrégation. Elles s’investissent auprès des familles, des jeunes, des pauvres, des marginaux dans les paroisses et le monde rural., pour l’évangélisation et la promotion humaine. Leur spiritualité est marquée par l’offrande de Jésus sur la croix et une grande piété eucharistique centrée sur l’adoration. Elles ont une foi active et absolue dans la miséricorde du Cœur de Jésus, dans l’humilité et la simplicité La Fraternité contemplative Marie de Nazareth en ItalieMouvement lancé par le Père Nicolas Cotugno, avec l’appui du Père Vigano. Sensible à la dimension contemplative, ce mouvement réunit des familles en fraternités actives où les parents reçoivent une formation à l’oraison en famille et à la contemplation. Des jeunes filles y font vœu de contemplation, de pauvreté, d’obéissance et de célibat, chacune ayant son travail à l’extérieur. Elles vivent en petites communautés L’une d’elles loge aux Becchi où elle accueille les jeunes, tout en ayant une forte vie de prière et d’adoration du Saint-Sacrement. Des Fraternités sont en train de naître en Italie, en Slovaquie et en république Tchèque. (DBA 927) Volontaires avec Don Bosco en Italie C’est la branche masculine des VDB, qui a été fondée par Don Vigano, Salésien, en 1993. Cet Institut séculier masculin s’adresse à des laïcs consacrés vivant l’esprit et la mission de Don Bosco. |
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