| DBA N°944 |
Une première dans l’Eglise ! |
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Du 19 au 21 octobre dernier s’est tenu à Lourdes le premier rassemblement des religieux – laïcs, engagés dans les familles spirituelles. Plus de 1500 personnes ont répondu présent. Trois jours pour se rencontrer, échanger, découvrir la richesse des différents courants spirituels. « A l’issue de ce rassemblement, nous sommes vraiment heureux d’être ensemble sur le chemin de l’alliance, laïcs-religieux. Cette alliance entre religieux-laïcs nous permet d’aller plus loin. Nous nous sentons renforcés de nous savoir nombreux dans la mosaïque des instituts… Cette mosaïque va permettre de nourrir la spiritualité des différents fondateurs selon la quête de chacun... Autant de voies qui peuvent conduire à Jésus-Christ. Et comme celui des disciples d’Emmaüs notre cœur est tout brûlant d’en devenir les témoins. » C’est ainsi que se sont exprimés Marie-Ange et Jeff, laïcs de la communauté de l’Assomption avant la célébration d’envoi du dimanche matin. Après la veillée festive du vendredi animée par Laurent Grzybowski, Marie-Jo Thiel, théologienne, ouvre la matinée du samedi par une conférence. Aux nouvelles formes d’engagement, elle propose comme points d’attention l’accueil et l’accompagnement, la formation et la vérification. Ces nouvelles « pousses » peuvent déranger car elles montrent un autre visage de l’Église. Après un discernement éclairé, Marie-Jo Thiel invite à être attentif et prudent face à la nouveauté.
« La mission est une affaire de partenariat » La table ronde de l’après-midi a permis de pointer les enjeux théologiques et ecclésiaux de l’existence de ces familles spirituelles. Nicolas Joanne, de la communauté Vie Chrétienne et directeur de l’Espace Bernadette à Nevers, a précisé que « les familles spirituelles sont une réponse adaptée pour aujourd’hui aux défis de la postmodernité. Elles sont fidèles quand elles font l’expérience de la fraternité, quand elles nous invitent à nous inscrire dans l’histoire… » Pour lui, « le charisme et la mission sont une affaire de partenariat ; il s’agit d’accomplir ensemble, laïcs et religieux, la mission confiée et de lutter contre toutes formes d’instrumentalisations. » Soeur Marie-Hélène Martin, Supérieure Générale des Ursulines de Jésus, insistait sur le fait que la présence de laïcs donne « un regain de dynamisme et une bouffée d’espérance. Leur compagnonnage nous fait prendre conscience de l’importance de leur baptême et du respect des autres vocations dans l’Église ; il nous a permis d’approfondir notre propre identité de religieux. Le charisme de nos fondateurs n’est pas notre propriété. C’est avec eux que nous essayons de le vivre. » Parmi les désirs d’appartenance à une famille spirituelle, Mgr Ricard a pointé : le ressourcement et la spiritualité ; la réponse concrètement à un appel universel à la sainteté ; l’accompagnement spirituel et la formation ; le désir de communauté fraternelle, la catholicité et l’ouverture sur l’universel ; le soutien dans la mission. Mgr Ricard a affirmé que « l’expérience des laïcs associés vient questionner notre Église et la remettre devant l’essentiel de ce qui doit être sa vie : accueillir le don gratuit du salut, ce don donné par Dieu, et y répondre gratuitement. » Jean-Luc FEREOLE
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