DBA N°943

Presse positive

 

 

 

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Remise du premier Prix Reporters d’Espoirs en mai 2004 à l’Unesco devant près de 1000 personnes dont 350 journalistes

 

 

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Lancement de l’Agence d’Informations en avril 2007 à Radio France. Sur l’estrade : Gilles de Courtivron, Patricia Martin, Jean-Claude Guillebaud, Patrick Busquet

 

 

La lecture brute de la presse et l’assiduité aux journaux télévisés laisse souvent un sentiment d’impuissance face aux « mauvaises nouvelles » du monde. Dans les collèges ou les centres de loisirs, il arrive que des journées de la presse ou des semaines de la presse soient organisées pour apprendre un meilleur usage des médias. Reporters d’espoir ouvre de nouvelles perspectives dans l’exploitation de l’information. 
Cette association de journalistes et de personnalités des médias désire valoriser et favoriser le développement d’une information porteuse de solutions aux petits et grands problèmes de notre monde, grâce aux médias. Ils partent du principe que beaucoup de problèmes ont trouvé une solution originale en un point précis du globe. Cette solution dont ils vérifient l’efficacité et la durée, mérite d’être connue, surtout si elle est applicable ailleurs, telle quelle ou avec des aménagements. 
Leur travail consiste à analyser les articles de journaux, les reportages et les émissions de télévision de toutes tendances présentant des problèmes et leurs solutions de façon positive. Puis pour les faire connaître, ils sont regroupés par catégorie et chaque catégorie fait l’objet d’un prix. 

Des outils
Un recueil magazine annuel a pour objectif de faire partager le contenu des articles de la presse française et francophone répondant à ces critères. S’y ajoute celui des journaux télévisés qui ont été retenus, présentés sur un DVD. Tous présentent des réponses concrètes face aux enjeux de notre société. Autour de ces documents des rédacteurs en chef de grands médias se retrouvent périodiquement avec des représentants d’entreprises et des porteurs d’initiatives pour partager leurs préoccupations et leurs solutions.
Un site permet de se tenir au courant de toutes les enquêtes. Les professionnels peuvent accéder à une banque de données et à un système de contrat de coopération.

La cuvée 2006
Tout au long de l’année les documentalistes bénévoles de l’association ont visionné plus de mille heures de télévision et lu trois cent mille pages de presse écrite. Les documents les plus remarquables sont sélectionnés en fonction de quatre catégories : économie ; société et culture ; science, santé et environnement ; paix et humanitaire. 48 articles et 48 reportages télévisés ont été nominés, leur contenu vérifié et soumis à un expert. Une fois garanti le contenu, les articles et reportages sont soumis de façon anonyme à un jury. Ensuite, ils sont présentés de façon plus ou moins développée dans la revue annuelle.

Dans le domaine de la télévision, le premier prix « économie » a été décerné à un reportage de TF1 sur l’usine « Bretagne Atelier », qui fonctionne avec un personnel constitué pour les deux tiers de’handicapés. Le prix « société » a récompensé un reportage de FR3 sur SOS Femmes battues et leur reconstruction par le théâtre. En sciences, une émission sur la lutte contre le Sida au Mali présentée sur F2 a remporté le prix. Enfin la catégorie « humanitaire » a donné son prix au film de FR3 sur le Docteur Foldès qui lutte contre l’excision et a mis au point une opération chirurgicale réparant le clitoris. 

Pour plus de renseignement sur cette agence de presse : www.reportersdespoirs.org

Jean-Pierre MONNIER


Environnement
L’eau des bretons, de Jean-Michel Bernard dans « Femme actuelle »
A l’heure où l’Europe menace de sanctions très graves la France, à cause de ses rejets en nitrate, « Reporters d’espoir » a remis un premier prix au programme régional « Bretagne eau pure ». Basée sur le volontariat, cette association d’agriculteurs a changé ses façons de travailler. Systèmes de canalisations pour récupérer les déjections animales dans les étables, et les traiter, fumier à l’abri des intempéries, mais en contrepartie, les vaches n’ont plus le droit de passer l’hiver dans les champs, ni de traverser les rivières. D’autre part, des techniciens agricoles font des analyses des sols avant et après les récoltes. Ils définissent alors le poids et la qualité du fumier ou des engrais que l’on peut apporter aux cultures juste ce dont elles ont besoin. Après la récolte de blé ou de maïs, les agriculteurs sèment du colza, de la moutarde ou du seigle, qui ont la qualité de piéger les nitrates, et évitent qu’ils soient entraînés par le ruissellement de l’eau : le taux de nitrate dans l’eau a baissé de 30% en 3 ans là où le projet a été mis en place. 

Economie
Les lampes de la paix, de Luc Balbont dans « Le Pèlerin »
Dans le village palestinien de Taybeh, le curé a créé une entreprise d’huile d’olive pour enrayer l’exode des habitants. Il a trouvé un partenaire grâce au commerce équitable, mais ne peut atteindre les exigences de qualité imposées. Il crée alors un modèle de lampe à huile, et un atelier de céramique : ces lampes en forme de colombe sont diffusées par Caritas dans le monde entier, pour être placées à côté du tabernacle et inciter les fidèles à prier pour la paix.

Société
Un abri pour les vies brisées, de Sophie Bouniot dans « L’Humanité »
Fondée par le docteur Nicole Bru, qui voulait faire quelque chose pour les jeunes filles abusées sexuellement, la maison Jean-Bru à Agen, accueille une quinzaine de filles de 8 à 18 ans. Depuis une dizaine d’années, sa pédagogie s’affine, avec une équipe d’éducateurs, et de professionnels divers. Ce lieu d’échange et d’écoute aide les jeunes à se reconstruire.

Paix-humanitaire
Altinopolis, une utopie brésilienne, de Lorraine Rossignol, dans « Le Monde »
Depuis son élection comme maire d’Altinopolis, Marco Ernani a créé dans ses écoles municipales des cours d’éducation à la paix. Les jeunes reçoivent aussi une formation artistique chaque après-midi. Le programme « Santé dans la famille » a fait fortement diminuer le nombre d’enfants malades. Des ateliers aident les mères de famille à gérer leur budget. D’autres mesures ont fait diminuer la délinquance de 90% ! Son slogan : « De même que les maths, on devrait enseigner aux enfants l’amour et la solidarité. »

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