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« Le Seigneur m’aime et moi aussi, je l’aime. Que désirer de meilleur dans ce monde et pour l’éternité ? » Ainsi s’exprimait Mère Felicina Fauda, religieuse heureuse de sa vocation.
Elle avait résumé en trois résolutions ce qu’elle voulait vivre : « ne jamais refuser l’obéissance, ne jamais manquer à la charité, ne jamais suivre la nature. »
Toute sa vie témoigne de la mise en oeuvre de ces trois engagements. Sans aucune raideur mais d’une spiritualité énergique, elle recommande de ne pas se contenter de la médiocrité mais d’être précise dans les horaires, de soigner la prière à l’église de ne pas refuser les moments de détente, de veiller sur l’exercice de la charité, du silence et de l’humilité. A la fermeté et à l’exigence, elle allie l’humour, la douceur, le respect, la bonté.
Elle sait distinguer entre l’être et le faire, entre la personne et ses expressions plus ou moins liées à des circonstances. Ce don exceptionnel s’exprime en elle par une droiture que beaucoup de témoins lui reconnaissent. Don Rinaldi disait un jour à sa secrétaire : « Donnez-moi des nouvelles de telle sœur, je ne l’ai pas demandé à mère Felicina parce qu’elle trouve le moyen de parler bien de tout le monde. »
Devant un inspecteur exaspéré par son refus d’aliéner quoi que ce soit de la dimension salésienne d’une de nos écoles, mère Felicina reste calme, prononce peu de paroles, garde un comportement digne et respectueux tout en maintenant le cap et, selon sa propre expression : « en avant au nom du Seigneur ». Cette attitude lui vient de ce qu’elle reconnaît la présence de Dieu en toute personne.
Elle insiste sur l’union continue à Dieu : « n’oubliez pas : « vie intérieure, vie spirituelle intensifiée, vie de la grâce qui opère en nous et par nous et transforme en prière nos actions, nos paroles, nos sentiments et notre pensée. De là vient la maîtrise de soi, le calme, la mansuétude, notre capacité à vivre en communauté, de là vient notre équilibre, notre capacité à discerner. »
L’esprit de famille lui tient très à cœur. C’est pour elle une source de vocations.
Elle prend grand soin de la formation des novices à qui elle dit : « Malheur à la novice qui ne désire pas, n’aime pas le recueillement, parce qu’en ne s’habituant pas à une vie d’union à Dieu, on ne devient pas une bonne religieuse. Il est mille fois meilleur d’être une bonne chrétienne dans le monde qu’une religieuse qui ne témoigne pas de la sainteté de Dieu. »
Elle aime beaucoup Marie et, comme Don Bosco, elle finit sa vie en disant : « Dans l’action éducative que j’ai menée, c’est Marie qui a tout fait. »
Joëlle DROUIN
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DBA 943
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