| DBA N°942 |
Sœur Felicina Fauda |
|
©dr
|
Nombreuses sont maintenant les générations de sœurs salésiennes qui ont chanté et continuent à chanter avec joie l’hymne de leur Institut : « Oh qual sorte… » (1) Mis en musique par monseigneur Cagliero, les paroles en ont été écrites par sœur Felicina Fauda au début du 19è siècle. Sœur Felicina est née à Racconigi près de Cuneo le 23 février 1866. Sa vie de salésienne fut longue et remplie de missions nombreuses et très diverses. Responsable de communauté à 22 ans à Chieri en 1888, elle fut ensuite enseignante à l’école Normale de Nizza Monferrato. Les inspecteurs scolaires remarquèrent alors sa vive intelligence, sa grande sensibilité éducative et sa culture raffinée. Cette tâche fut interrompue lorsqu’elle devint secrétaire de la supérieure générale de l’Institut pour l’accompagner lors de sa visite canonique aux maisons de l’Amérique Latine. C’est elle qui rédigeait les comptes rendus des visites, non sans humour, pour le Conseil Général à Rome. De mission en mission… De retour à Nizza, elle se trouva presque aussitôt chargée de la lourde responsabilité d’obtenir pour la première école supérieure de l’Institut une reconnaissance officielle par l’Etat Italien. En plus de l’enseignement de la pédagogie et de la morale, elle était directrice de l’école et responsable de l’internat de Nizza alors florissant. En 1905, elle devient responsable de la maison-mère de l’Institut, tout en restant directrice de l’école. Elle devient ensuite provinciale à Turin puis en Sicile et en France jusqu’en 1929, un service ininterrompu pendant 18 ans ! A ce moment de sa vie, s’ouvre une parenthèse un peu étonnante. On lui demande à la requête du Recteur Majeur, lui-même interpellé par le Saint Siège, d’être la supérieure générale des sœurs de la Consolata jusqu’à ce que celles-ci soient capables de voler de leurs propres ailes. Mission qu’elle accomplira avec générosité et à la satisfaction de tous. Elle est ensuite envoyée à la tête de la première expédition missionnaire à Port au Prince en Haïti. A son départ d’Haïti, elle a soixante dix ans ! Mais l’heure n’est pas encore venue de se reposer. En Avril 1936, dernière étape de son long service d’autorité, elle devient provinciale de la Belgique où en 1943, elle pourra enfin se démettre de cette responsabilité. Elle vivra encore six ans en Belgique. Paralysée à la suite d’une attaque et devenue aveugle, elle garde toute sa lucidité. Elle meurt à Grand Bigard le 24 Novembre 1949. Cette rapide biographie donne déjà une idée de la personnalité non commune de cette sœur salésienne. Dans le prochain DBA, nous vous présenterons la richesse de sa spiritualité et de son action éducative. Joëlle DROUIN (1) Hymne qui se chante en italien : oh quel heureux sort, nous sommes les Filles de Marie Auxiliatrice, Salésiennes de Don Bosco notre fondateur… |
Les
fondateurs La
famille salésienne Toutes
les maisons Centre Jean
Bosco
Jeunes
L'information, DBA
Art et foi
Liens
Sommaire