| DBA N°941 |
Bienvenue au Kiosquinelle ! |
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Depuis plusieurs années, la ville d’Angers organise, au mois de septembre, des festivités de rue, les « Accroche-Cœurs ». Depuis trois ans maintenant, le Lycée de Pouillé est partenaire de cette manifestation. Le thème retenu l’année dernière était « la vie en rose ». Une équipe de jeunes du lycée sous la conduite de Jean Grégoire a réalisé la décoration du kiosque du jardin du Mail, face à la mairie. Charly donne son témoignage : « Ce que je retiens de cette expérience, c’est l’ambiance qu’il y eut à travailler avec des personnes différentes durant tout ce projet. On a pu s’amuser et créer en même temps. Et puis rien que l’idée de faire un projet pour « the » accroche-cœurs avec des décors que l’on a bâtis de nos mains, c’est vraiment génial ! Cette expérience m’a apporté une envie de recommencer avec de nouvelles idées, de nouveaux décors et pourquoi pas de nouvelles animations. J’ai aussi apprécié le fait que nous étions en groupe et que chacun était disposé à faire n’importe quelle tâche dans le projet. Tous les événements de l’atelier de création jusqu’à l’installation au kiosque du jardin du Mail se sont faits dans des délais assez rapides. L’atelier de création où l’on a confectionné les coccinelles avec leurs armatures et tout ce qui s’ensuit a vraiment été un moment de forte complicité avec les autres membres du groupe. On a installé tout ce décor avec plaisir et une grande satisfaction d’avoir réalisé notre projet. Ce genre d’activité devrait se créer dans chaque établissement.» Il était une fois… Une coccinelle un peu morose se trouvant perdue dans un monde d’automobiles sans âme et sans cœur avec pour seule préoccupation « boire du pétrole ». Submergée par les gaz et cette pollution intérieure, elle décidait de changer son mode de consommation en oeuvrant pour une vie plus écologique. Maintes et maintes fois, elle passait devant ce parterre de rosiers que chaque jour elle observait, se disant qu’elle pourrait peut-être en consommer. Un jour, elle s’infusa quelques roses qui lui donnèrent une allégresse encore méconnue. Elle y prit goût débordant alors d’énergie, laissant sur le bas-côté les Mercédes, BMW et autres engins surpuissants très surpris. Peu à peu, elle s’enivrait des parfums de rose laissant derrière elle un certain goût d’amour et de joie de vivre. La transformation avait déjà commencé. Elle se sentait pousser des ailes la petite coccinelle. Après avoir ingéré des litres d’eau de rose, elle était prête pour l’aventure ! Elle prit alors son envol pour un autre monde, un monde qu’elle idéalisait depuis toujours, un endroit où la vie serait rose. Le voyage fut un long voyage ! Après quelques latitudes, ses ailes commençaient à se faire lourdes, l’illusion de ce monde dont elle avait tant rêvé se dissipait doucement, à tel point qu’elle faillit faire demi-tour se résignant ainsi à sa pauvre vie d’automobile. Puis à travers les nuages, elle aperçut un kiosque illuminé de roses au milieu d’un jardin où retentissaient encore les airs de fêtes passées. Son moteur fit des hauts laissant de côté les bas. Elle décida alors de se poser. Non sans mal, elle freina des quatre roues puis des quatre fers pour se figer dans le sable en place. Elle ouvrit les phares… et là ! Son moteur à double tour de culbuteurs n’en croyait pas ses bielles. Le Rose était là, omniprésent, sur les arbres, les fleurs, les gens ! La vie en rose la gagnait de tout son moteur communiquant ainsi avec le sable qui l’effleurait. Celui-ci, aussi, s’éprit d’un sentiment de joie, d’amour et fit alors pousser tout un gazon fleuri de roses se disant ainsi « finie la vie de sablier à observer le temps passer ! Moi aussi je veux vivre et rêver ». Se trouvant si bien dans ce nouveau lieu de vie, la coccinelle y fit son nid tel que le ferait une tortue. Elle pondit quelques œufs qui, à sa grande stupéfaction, donnèrent vie à des coccinelles roses. Celles-ci lui offrant après éclosion un ballet dansant sans limite. Le kiosque revivait, les gens s’en trouvaient ravis le nommant alors le « kiosquinelle ». Depuis, dès que les gens rêvent d’une vie en rose, ils se disent : « une promenade au jardin du mail s’impose » venant ainsi idéaliser leur vie au cours d’une pause.
Jean GREGOIRE |
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