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Don
Bosco et Barthélemy Garelli
Le récit de la rencontre de Don Bosco avec Barthélémy
Garelli est souvent présenté comme un modèle de relation éducative.
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Que
faites-vous ? criai-je bien haut. Pourquoi battre cet enfant ?
Qu’a-t-il fait ?
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Pourquoi
vient-il à la sacristie s’il ne sait pas servir la messe ?
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Mais
vous avez mal agi.
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Que vous
importe à vous ?
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Cela
m’importe beaucoup, c’est mon ami. Rappelez-le sur-le-champ, je dois
lui parler.
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Tête de
mule, tête de mule ! gronda le sacristain qui courut après le garçon.
En l’assurant d’être mieux traité, il l’amena près de moi. Le
pauvre jeune homme s’avança tout tremblant et pleurant encore des
coups encaissés.
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As-tu
déjà assisté à la messe ? lui dis-je le plus gentiment
possible.
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Non,
répondit-il.
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Viens
donc y assister ; ensuite j’aimerais te parler de quelque chose
qui te fera plaisir.
Il me le promit. Mon intention était d’adoucir la peine de
ce pauvre enfant et de ne pas le laisser sur une mauvaise impression à
l’égard du personnel de cette sacristie. Je célébrai donc la messe,
puis l’action de grâce habituelle terminée, je menai le garçon dans
une petite abside de l’église.
Avec le sourire et en l’assurant de n’avoir plus à
craindre des coups de bâton, je l’interrogeai.
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Mon
bon ami, comment t’appelles-tu ?
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Je
m’appelle Barthélémy Garelli.
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De
quel pays es-tu ?
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D’Asti.
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Ton
père est-il encore en vie ?
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Non,
mon père est mort.
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Et
ta mère ?
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Ma
mère est morte aussi.
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Quel
âge as-tu ?
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Seize
ans.
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Sais-tu
lire et écrire ?
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Je
ne sais rien.
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Sais-tu
chanter ?
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Non.
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Sais-tu
siffler ?
Alors le garçon se mit à rire, la glace était rompue.
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As-tu
fais ta première communion ?
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Pas
encore.
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Es-tu
déjà allé à confesse ?
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Oui
quand j’étais tout petit.
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Et
maintenant, vas-tu au catéchisme ?
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Je
n’ose pas.
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Pourquoi ?
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Parce
que mes camarades plus jeunes savent leur catéchisme, et moi, si grand,
je n’en connais rien. Alors j’ai honte d’aller à ces leçons.
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Si
je te faisais le catéchisme en particulier, viendrais-tu l’écouter ?
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Je
viendrais volontiers.
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Tu
viendrais volontiers dans cette pièce ?
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Je
viendrais volontiers pourvu qu’on ne me donne pas de coups de bâtons.
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Sois
tranquille personne ne te maltraitera. Au contraire tu seras mon ami et
tu n’auras affaire qu’à moi et personne d’autre. Quand veux-tu
que nous commencions notre catéchisme ?
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Quand
il vous plaira.
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Ce
soir ?
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Oui.
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Tout
de suite, veux-tu ?
-
Oui
tout de suite avec plaisir.
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