Grandes figures salésiennes

Artemide ZATTI  
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Marguerite Bosco
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Artemide Zatti
 
 

   

et le témoignage du miraculé, Carlos Bosio

 

Artémide Zatti  est un italien, né à Boretto en 1880. Sa famille est si pauvre qu'il doit travailler dès l'âge de 9 ans, et que tous émigrent en Argentine en 1897, à Bahia Blanca. Là, il fréquente le patronage dirigé par les salésiens. Se sentant attiré par cette vocation, il est admis en 1900 dans la maison de Bernal, comme aspirant par Mgr Cagliero. Pendant ce temps, on lui confie les soins d'un jeune prêtre tuberculeux. A son tour, Artémide contracte la maladie. Il est entré à l'hôpital San José, où travaille un prêtre et médecin, Evariste Garrone. Il promet à Marie Auxiliatrice de consacrer sa vie aux malades, en cas de guérison.

 

 Contre toute attente, il guérit, et tient sa promesse : Il s'occupe de la pharmacie de l'hôpital. A la mort du P. Garrone, il assume l'entière responsabilité de l'hôpital. Il était d'un dévouement absolu à ses malades qu'il visitait chaque jour.  On l'appela l'infatigable infirmier souriant.
  En 1913, il fut l'âme de la construction du nouvel hôpital, qui fut détruit en 1941 pour faire place à l'évêché ! En 1950, tombé d'une échelle, il est contraint au repos. Puis un cancer se déclare, dont il mourut le 15 mars 1951. ! Il se donne sans compter car il voit en tout malade le Seigneur lui-même. Ses " ordres " à l’infirmière sont restés dans les mémoires : " Prépare un lit pour le Seigneur ", " As-tu une soupe chaude et des vêtements pour un Jésus de 10 ans ? ". Une vie débordante de bonté et de douceur, au point que tous appellent cette belle figure de salésien coadjuteur " un ange qui se fit infirmier " !…Un miracle ayant été obtenu par son intercession, il a été déclaré "vénérable" par Jean Paul II en 1997, et béatifié le 14 avril 2002.  

Carlos Bosio

Son chirurgien  l’a appelé : « le mort qui parle ». Don Carlos Bosio, actuellement Provincial de Rosario (Argentine), avait 24 ans à l’époque. Très gravement malade, il n’avait plus que quelques heures à vivre. Vingt-deux ans plus tard, il se souvient.

« Si Dieu t’a donné cette grâce, lui a dit un confrère âgé, c’est que tu n’étais pas prêt à mourir, et que tu devais encore travailler ». De quoi rester humble, même après avoir vécu l’incroyable. En 1980, jeune Salésien, Carlos Bosio entre en première année de théologie, dans la Province de Patagonie. Au mois de mars, de passage à Bahia Blanca avec des confrères, il tombe malade. On diagnostique une appendicite, et l’opération a lieu. Trois jours plus tard, on découvre une gangrène. Nouvelle opération, puis deux jours de soins intensifs. Quinze jours plus tard, Carlos se trouve toujours dans un état critique. Il est envoyé à l’hôpital Muñoz de Buenos Aires, spécialisé dans le traitement des maladies infectieuses. Nouvelle intervention chirurgicale pour traiter la gangrène, dont le processus continuait. L’infection touchait à présent les poumons. Malgré les soins et la pose de drains, la fièvre, signe d’infection, ne tombe pas.

 

Pronostic : aucune chance de guérison

Les examens concluent à une septicémie (infection généralisée propagée par le sang). Plus grave, les défenses immunitaires étaient au niveau zéro, à cause de l’affaiblissement de l’organisme dû aux forts antibiotiques administrés. Selon le Docteur Zabalza, chef de service, une septicémie associée à un niveau zéro d’immunité équivaut toujours à un taux de 100% de mortalité. Les médecins ont alors annoncé l’inévitable aux parents de Carlos : c’était le cas le plus difficile, et il n’y avait aucun espoir de guérison.

Le 18 avril, après avoir passé la nuit dans le coma, Carlos se réveille au matin, il parle un peu, et demande à manger, créant la stupeur parmi les médecins et les infirmières. La fièvre avait disparu. La convalescence fut rapide, et la guérison totale. A la fin du mois, Carlos était chez ses parents pour se reposer.

Pourquoi Artemide Zatti ?

C’est au mois de mars 1980, juste au moment où Carlos tombait malade, que la cause de béatification d’Artemide Zatti était introduite. C’est aussi le moment où deux Salésiens, les formateurs de Carlos, avaient commencé à cette occasion trois neuvaines successives à Artemide Zatti, qu’ils avaient eux-mêmes connu. Ils avaient demandé aux autres communautés et à des connaissances de prier aussi pour obtenir cette grâce par l’intercession de Zatti.

Avec persévérance, Don Ettore d’Angelo a recueilli toute la documentation médicale en vue d’une reconnaissance. Le 9 mars 2000, les 5 Professeurs chargés de l’étude de ce cas, ont conclu que cette guérison n’avait pas d’explication médicale. Le 27 octobre 2000, une commission de théologiens ont aussi voté favorablement. En 2001, le Pape a signé le décret de reconnaissance du miracle.

Avec modestie et humour, Carlos Bosio dit regarder la vie autrement : « Cela m’aide à replacer les choses à leur juste place. Quand j’ai une difficulté et que je perds un peu mon calme, il me suffit de repenser à l’hôpital Muñoz, et cela suffit à me rendre ma sérénité ».

 

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