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Pronostic : aucune chance de guérison
Les examens concluent à une septicémie (infection
généralisée propagée par le sang). Plus grave, les défenses immunitaires
étaient au niveau zéro, à cause de l’affaiblissement de l’organisme dû
aux forts antibiotiques administrés. Selon le Docteur Zabalza, chef de service,
une septicémie associée à un niveau zéro d’immunité équivaut toujours à
un taux de 100% de mortalité. Les médecins ont alors annoncé l’inévitable
aux parents de Carlos : c’était le cas le plus difficile, et il n’y
avait aucun espoir de guérison.
Le 18 avril, après avoir passé la nuit dans le coma, Carlos
se réveille au matin, il parle un peu, et demande à manger, créant la stupeur
parmi les médecins et les infirmières. La fièvre avait disparu. La
convalescence fut rapide, et la guérison totale. A la fin du mois, Carlos
était chez ses parents pour se reposer.
Pourquoi Artemide Zatti ?
C’est au mois de mars 1980, juste au moment où Carlos
tombait malade, que la cause de béatification d’Artemide Zatti était
introduite. C’est aussi le moment où deux Salésiens, les formateurs de
Carlos, avaient commencé à cette occasion trois neuvaines successives à
Artemide Zatti, qu’ils avaient eux-mêmes connu. Ils avaient demandé aux
autres communautés et à des connaissances de prier aussi pour obtenir cette
grâce par l’intercession de Zatti.
Avec persévérance, Don Ettore d’Angelo a recueilli toute
la documentation médicale en vue d’une reconnaissance. Le 9 mars 2000, les 5
Professeurs chargés de l’étude de ce cas, ont conclu que cette guérison n’avait
pas d’explication médicale. Le 27 octobre 2000, une commission de
théologiens ont aussi voté favorablement. En 2001, le Pape a signé le décret
de reconnaissance du miracle.
Avec modestie et humour, Carlos Bosio dit regarder la vie
autrement : « Cela m’aide à replacer les choses à leur juste
place. Quand j’ai une difficulté et que je perds un peu mon calme, il me
suffit de repenser à l’hôpital Muñoz, et cela suffit à me rendre ma
sérénité ».
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